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09 avril 2019

Anne Blondin - ablondin@lexismedia.ca

Une infirmière contrainte à rester après son quart de travail

Journée sans temps supplémentaire obligatoire

AB-Bilan sans TSO

©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Anne Blondin

Malgré le mot d’ordre de la FIQ-SISSSAT de ne pas accepter de faire du temps supplémentaire le 8 avril, une infirmière de Rouyn-Noranda a été contrainte par l’employeur de rester après son quart de travail.

Le 8 avril était une journée de moyens de pression de la part de la FIQ-SISSSAT afin de contester contre l’utilisation à toutes les sauces du temps supplémentaire obligatoires (TSO). 

La FIQ-SISSSAT, syndicat représentant les infirmières, les infirmières auxiliaires et les inhalothérapeutes, a participé au mouvement du 8 avril en demandant à ses membres de refuser du temps supplémentaire obligatoire. Mis au courant dès la semaine dernière, la FIQ invitait les employeurs à prévoir les horaires afin d’éviter le recours au TSO. 

«Ça s’est bien déroulé en général, a fait savoir le président de la FIQ-SISSSAT Michaël Bouchard. Nos membres de tous les secteurs de la région ont suivi le mot d’ordre qui était de refuser de faire du TSO.» 

En soirée, l’équipe locale et un conseiller ont dû gérer une situation problématique à Rouyn-Noranda. 

«Une de nos infirmières s’est fait imposer du temps supplémentaire à l’USNEF(Unité des soins néonataux, enfants et femmes), a déploré M. Bouchard. On a fait l’analyse du dossier et on n’y voit pas de motif extraordinaire qui motivait la décision du personnel de gestion de demander à cette infirmière de faire du temps supplémentaire. Des démarches avec l’employeur seront entreprises pour revenir sur cette situation.» 

Lors de l’annonce de la journée sans TSO, il avait été évoqué que le syndicat pourrait déposer des griefs si l’employeur imposait du temps supplémentaire obligatoire. «Notre travail sera de faire prévaloir les droits de la travailleuse après l’analyse plus complète du dossier», a dit Michaël Bouchard sans préciser s’il est envisagé de déposer un grief pour ce cas précis. 

Question de gestion 

La FIQ-SISSSAT, comme son syndicat mère, dénonce l’utilisation du temps supplémentaire obligatoire comme méthode de gestion courante. Selon le président de la FIQ-SISSSAT, l’employeur est souvent au courant, dès le début de la journée du manque de personnel sur certains quarts et peu de moyens sont mis en place pour éviter d’imposer le TSO. 

«Une heure avant le quart, il applique le TSO pour gérer les absences. On trouve cela inacceptable. C’est ce que la journée du 8 avril voulait lancer comme message à l’employeur. Faites votre travail, gérez vos horaires et arrêtez d’utiliser le TSO pour gérer vos absences au niveau des horaires», a réaffirmé M. Bouchard. 

Affiches sur les viaducs 

Au cours de la journée du 8 avril, les automobilistes ont pu remarquer la présence d’affiches sur les deux viaducs de Rouyn-Noranda. Le slogan de la journée y était inscrit : «Le temps supplémentaire obligatoire, ç’a assez duré!». 

«On veut que la population soit au courant de ce qui se passe dans leur système de santé. Ça va leur permettre de comprendre les raisons qui nous motivent à faire des actions en ce moment. On veut être transparent auprès de la population. On veut travailler pour nos membres et la population», a indiqué M. Bouchard. 

 

Surpris comme tous 

Le président de la FIQ-SISSSAT a également réagi au non-renouvellement d’Yves Desjardins à la tête du CISSSAT. S’il a été surpris comme tout le monde d’apprendre la nouvelle le vendredi 5 avril en après-midi, cela ne change aucunement la position de la FIQ-SISSSAT à propos de leur demande d’enquête sur la gestion du CISSSAT. 

«On réitère notre discours qu’il y a un problème d’organisation. Nous avons demandé à la ministre McCann, avant cette annonce, d’étudier la possibilité de faire une enquête. On maintient le même discours. C’est la ministre qui prend les décisions.», a conclu Michaël Bouchard. 

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