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10 avril 2019

Lucie Charest - lcharest@lexismedia.ca

127 jeunes à la rencontre d’une profession en vue d’un retour en région

Sarah Côté

©Lucie Charest - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Sarah Côté, n’envisageait pas forcément un retour en région, mais les possibilités lui sont apparues plus grandes au terme de la journée.

La 4e édition de Top Chrono, une activité créée par le Carrefour jeunesse emploi du Témiscamingue, a accueilli à Guigues plus de 120 élèves de Secondaire 4 et une vingtaine d’employeurs potentiels.

«L’activité vise à faire connaître aux jeunes du territoire, provenant des quatre écoles secondaires et de l’éducation aux adultes, les opportunités qui s’offrent à eux avant qu’ils ne fassent leur choix de carrière, a précisé Manon Gauthier, agente de migration à Place aux jeunes du Témiscamingue. C’est plus facile pour eux de faire le choix à ce moment-ci que pour nous d’aller essayer de les convaincre de revenir une fois leurs études complétées.»

Sarah Côté étudie à l’école Rivière-des-Quinze à Notre-Dame-du-Nord. Elle n’avait pas forcément l’intention de revenir en région, mais elle n’était pas difficile à convaincre non plus. «La majorité des employeurs qui participaient avaient eux-mêmes effectué un retour en région après leurs études, c’était très motivant de les entendre partager leur expérience. Moi, je m’intéressais déjà au droit, mais n’étais pas certaine. La présentation de la notaire Me Mélanie Mayer m’a convaincue que c’est possible, si je crée ma propre entreprise.»

Manon Gauthier

©Lucie Charest - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Manon Gauthier, croit fermement au potentiel d’une telle activité à un moment crucial du choix de carrière des jeunes.

«C’est plus facile pour eux de faire le choix à ce moment-ci que pour nous d’aller essayer de les convaincre de revenir une fois leurs études complétées» -Manon Gauthier

Déboulonner des mythes

L’exercice visait principalement à faire connaître les différents besoins de main-d’œuvre disponibles et anticipés. «Les emplois spécialisés, ce n’est pas nécessairement à l’extérieur de la région, a poursuivi Manon Gauthier. Ici, on a toujours besoin d’anesthésistes, d’enquêteurs de police.»

Daniel Bourgault, directeur général des opérations forestières au Témiscamingue pour Rayonier Advanced Materials (RYAM), partage le même avis. D’une part, les élèves n’étaient pas vraiment au courant de l’étendue d’emplois diversifiés qui s’offraient à eux, et d’autre part, force a été de constater que des mythes liés à la récolte en forêt persistaient.

«Nous sommes pratiquement en situation de plein emploi, mais nous faisons aussi face à un exode des jeunes, a-t-il indiqué. Ce fut un grand plaisir pour moi d’être ici aujourd’hui. Cela contribue aussi à les motiver pour contrer le décrochage scolaire. Par contre, j’ai été surpris de constater que, même chez les jeunes, il y avait des a priori négatifs entourant la récolte en forêt. L’occasion de les rassurer sur nos méthodes a été bienvenue.»

Daniel Bourgault

©Lucie Charest - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Daniel Bourgault a profité de l’occasion pour déboulonner quelques mythes liés aux travaux en forêt.

Les jeunes présents ont pu participer à une douzaine d’ateliers avec une vingtaine d’employeurs. Parmi ces ateliers, l’un était consacré aux bonnes ou moins bonnes pratiques lors de la rencontre avec un futur employeur. Ils ont également été invités à imaginer des phrases punch susceptibles de faire une promotion efficace du territoire. «Chaque année, on sonde les jeunes soit sur l’image, soit sur un slogan, a rappelé Manon Gauthier. D’ailleurs, la firme Beside s’est inspirée des travaux des années antérieures de ces jeunes pour créer l’image du Témiscamingue lancée il y a quelques semaines.»

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