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10 avril 2019

Anne Blondin - ablondin@lexismedia.ca

Mobilisation pour sauver le projet d’éducation physique

L’école des Kekeko à la recherche de financement

AB- EPS kekeko

©Photo gracieuseté

La directrice de l’école des Kekeko, Stéphanie Dorval, doit trouver un montant annuel allant de 25 000$ à 30 000$ afin de financer son projet d’activité physique, sans quoi celui-ci pourrait être appelé à disparaître.

Un projet permettant aux élèves de l’école de Kekeko de faire de l’activité physique au quotidien risque de disparaître faute de financement. La direction de l’école et la communauté s’est réunie le lundi 8 avril afin de trouver des solutions pour assurer la viabilité du projet, qui coûte entre 25 000$ et 30 000$ annuellement.

Le projet d’activité physique de l’école des Kekeko comprend différents volets dont une mise en forme le matin, les cours d’éducation physiques prévus par le ministère de l’Éducation et le parascolaire sur l’heure du dîner.

«Nous avons aussi fait l’ajout de demi-groupe en éducation physique qui permet au professeur titulaire de faire de l’enseignement plus personnalisé pendant ce temps, a souligné la directrice Stéphanie Dorval. Ces mesures ont des impacts concrets sur le plan de la réussite, de la motivation et de la persévérance scolaire.»

Avant la mise en place du projet, l’équipe-école avait relevé les taux de réussite en français et en mathématiques. «En français, on avait un taux de réussite de 83%et il est maintenant de 97%. En mathématiques, il est passé de 79% à 88%. On a aussi constaté une amélioration de la concentration des enfants et de leur motivation à venir à l’école», a précisé Mme Dorval.

Le projet s’est distingué à plusieurs niveaux au cours des dernières années. «Nous avons remporté le titre d’École ayant le plus contribué au développement des activités physiques et sportives dans son milieu au niveau régional et provincial, a rappelé la directrice de l’établissement. De plus, on est la seule école primaire au Québec qui a remporté 4 étoiles au prix EPS Canada pour l’éducation physique quotidienne de qualité.»

«Je pourrais prendre le financement dédié à mes autres mesures pour permettre la survie du projet, mais je devrai alors couper dans d’autres projets qui viennent soutenir la réussite de mes élèves» - Stéphanie Dorval

Changements de financement

Lors de la mise en place du projet lors de l’année scolaire 2013-2014, il était entièrement financé par Québec en forme, mais ne couvrait qu’un cycle. Dès la 2e et 3e année, la Commission scolaire de Rouyn-Noranda (CSRN) a partagé les frais avec Québec en forme. Dès 2016-2017, c’est la CSRN qui a pris en charge tous les frais.

«À partir de 2017-2018, le ministère a changé la façon de subventionner les projets et les écoles doivent faire des choix. L’an passé, mes collègues ont accepté de verser l’ensemble de la mesure à mon école pour couvrir totalement les frais. Pour les années à venir, notre budget sera plus réduit puisque nous serons plus d’écoles à devoir nous partager cette mesure. On recherche donc du financement pour couvrir cette différence», a indiqué Mme Dorval.

Le montant estimé pour maintenir le projet à l’école des Kekeko varie entre 25 000$ et 30 000$ annuellement et la directrice espère être en mesure de le maintenir à long terme. «On veut maintenir les acquis dans notre école. Je pourrais prendre le financement dédié à mes autres mesures pour permettre la survie du projet, mais je devrai alors couper dans d’autres projets qui viennent soutenir la réussite de mes élèves», s’est indignée la directrice.

Mobilisation citoyenne

La rencontre du 8 avril a permis de réunir 70 personnes provenant de différents horizons afin de trouver des solutions pour financer le projet. «Il y avait des parents, des gens de la Ville et du milieu de la santé ainsi que des citoyens du quartier qui n’ont pas nécessairement d’enfants ici, mais qui avait le goût de s’impliquer, a souligné Mme Dorval. Ils voulaient connaître le projet et également évaluer de quelle façon ils pouvaient nous aider pour aller chercher du financement.»

Un sous-comité sera formé suite à la rencontre. Sa responsabilité sera de s’occuper de la question du financement comme la rechercher de commandites et la création des événements récurrents pouvant servir de moyen de financement. «En plus des gens qui sont venus nous rencontrer, j’ai aussi reçu beaucoup d’appels», a ajouté la directrice.

 

Si vous croyez pouvoir aider l’école des Kekeko d’une quelconque façon, vous pouvez contacter la directrice Stéphanie Dorval en composant le 819-762-8161 au poste 1011.

Commentaires

15 avril 2019

André Bélanger

Avez-vous vérifier la possibilité de financement par la fondation de Laurent Duvernay-Tardif, médecin et footballeur des Chiefs de Kansas City: fondationldt.com

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