Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Culture

Retour

15 avril 2019

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Spirit Lake: l’ancienne église de La Ferme vendue

Camp Spirit Lake église

©Martin Guindon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

L’ancienne église St-Viateur de La Ferme, à Trécesson, a été vendue.

TOURISME. La Corporation du Camp Spirit Lake de Trécesson a annoncé le lundi 15 avril la vente à un particulier de l’ancienne église St-Viateur de La Ferme, qui a abrité son centre d’interprétation.

L’ancienne église, qui a abrité les locaux de la Corporation et son centre d’interprétation historique, avait été mise en vente l’automne dernier. «On n’avait vraiment plus d’autres options», a réitéré le président par intérim Julien Rivard, qui s’est réjoui de la volonté du nouveau propriétaire d’en conserver la valeur patrimoniale.

La tâche ne s’est pas avérée facile. Plusieurs acheteurs se seraient manifestés, mais auraient été rebutés par les contraintes d’usage à la Commission de protection du territoire agricole du Québec et les coûts reliés à l’entretien du bâtiment. L’édifice est aux prises avec une infiltration d’eau au sous-sol, la présence possible de moisissures, des coûts de chauffage élevés ainsi que des installations septiques et une toiture à refaire.

La Corporation espère que le Service d’évaluation municipale de la MRC Abitibi acceptera de revoir à la baisse la valeur foncière de la propriété inscrite au rôle d’évaluation de Trécesson pour ces raisons.

Reconnaissants

Le conseil d’administration est particulièrement reconnaissant à l’endroit d’Hydro-Québec, qui a accepté de maintenir l’électricité durant l’hiver pour éviter des dommages aux fondations et au plancher du sous-sol de l’édifice.

«On déplore aussi de n’avoir pu rembourser une partie du montant dû à la Caisse Desjardins d’Amos, auprès de qui la Corporation avait contracté un prêt avec garantie hypothécaire, couvert par Investissement Québec. On la remercie pour sa compréhension», a souligné Julien Rivard.

Les dettes s’élevaient à un peu plus de 230 000 $ l’automne dernier. La Caisse, Investissement Québec et Hydro-Québec étaient les principaux créanciers. Un autre débiteur a accepté de convertir sa créance en don. Il resterait d’autres plus petits créanciers qui totaliseraient un peu plus de 1000 $.

Sauver l’exposition

Les administrateurs de la Corporation souhaitent maintenant trouver un preneur pour l’exposition, qui a été entreposée dans un immeuble voisin en attendant la suite des choses.

«L’idée serait qu’un nouvel organisme reprenne l’exposition dans la région d’Amos. On a étudié différentes pistes, mais ça nous semble de moins en moins probable. Sinon, des organisations comme la Fondation Taras Shevchenko, qui était l’un des principaux bailleurs de fonds de l’exposition, pourraient vouloir la confier à un organisme à Montréal», explique Julien Rivard.

La Corporation entend ensuite se dissoudre légalement.

 

Un pan méconnu de l’histoire

Fondée en 1998, la Corporation du Camp Spirit Lake avait pour mission de conserver, protéger et interpréter le site historique du camp de détention de Spirit Lake ainsi que le patrimoine culturel sur la colonisation de La Ferme et de la région d’Amos.

Spirit Lake fut l’un des 24 camps de détention au Canada pendant la Première Guerre mondiale. Il a opéré de 1915 à 1917. Le Centre d’interprétation qui a ouvert ses portes en 2011 racontait ce pan méconnu de l’histoire et rendait hommage aux quelque 1300 immigrants, principalement des Ukrainiens, dont les libertés civiles ont alors été bafouées. Faute de financement, il est fermé depuis 2018. Il recevait entre 1000 et 2000 visiteurs par été.

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média