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18 avril 2019

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Mathieu Larochelle, les deux pieds sur son X

Lauréat national du volet relève du Prix Dollard-Morin

Mathieu Larochelle

©Gracieuseté - Jenny-Lee Larivière

Mathieu Larochelle, à l’entrée du stationnement souterrain, lieu mythique qui accueille chaque année la FÉE de l’Abitibi-Témiscamingue.

PORTRAIT. La route peut être sinueuse avant de trouver sa vocation. Mathieu Larochelle peut en témoigner, mais il ne fait plus aucun doute qu’il a les deux pieds sur son X dans l’univers du loisir.

C’est ce qu’a reconnu le Conseil québécois du loisir, qui l’a choisi comme lauréat national du volet relève en loisir (14-35 ans) du Prix du bénévolat Dollard-Morin. Il deviendra le premier Abitibien à recevoir cet honneur, le 10 mai à Québec, a annoncé Loisir et Sport Abitibi-Témiscamingue.

«On ne fait pas ça pour les reconnaissances, mais c’est le fun à recevoir. Je sais que c’est cliché, mais c’est tellement vrai. Le plus ironique, c’est que c’est basé sur la dernière année, soit l’année où j’ai commencé à me retirer de certaines implications le temps de vivre ma paternité et la vie familiale. Je veux maintenant m’impliquer à former de bons citoyens sous mon toit», confie-t-il.

Le nouveau papa de 32 ans est d’ailleurs reconnaissant envers sa conjointe pour toute sa compréhension et ses encouragements, qui lui ont permis de poursuivre ses implications durant toutes ces années.

«Si tu veux qu’il se passe quelque chose, fais-le» - Mathieu Larochelle

Parcours sinueux

Mathieu Larochelle a d’abord étudié en sciences de la nature à Amos. Passant plus de temps à écrire qu’à étudier la chimie, il s’est réorienté en arts et lettres à Sainte-Foy. C’est finalement en loisir, culture et tourisme qu’il a fait ses études universitaires à Trois-Rivières.

«J’avais ça en moi sans le savoir. Dans ma famille, nous étions des adeptes du loisir autonome. Mon père pouvait rassembler du monde pour des activités qu’il organisait. Ma première véritable implication en loisir et sport est survenue à 18 ans, aux Jeux du Québec de 2005», se souvient celui qui a participé à trois missions des Jeux par la suite.

La culture, d’abord

À son retour en 2011, il s’est impliqué au niveau social, notamment au sein du Forum jeunesse. Mais le loisir culturel reprend toujours le dessus, toujours avec l’idée de développer le sentiment d’appartenance et de favoriser la rétention des jeunes.

«Je ne peux pas dire exactement pourquoi, mais c’est sans doute parce que c’est là que je m’accomplissais le plus et où il manquait le plus de bénévoles. Le côté sportif est déjà très bien structuré à Amos», analyse celui qui rêve de rédiger une maîtrise universitaire sur l’opportunité d’inclure la culture dans les saines habitudes de vie.

Il était aussi du premier groupe d’impro au secondaire formé par Bruno Turcotte et Véronique Filion en 2001-2002, les Canadian Turbines. À son retour, il s’est d’ailleurs impliqué dans Lalibaba. «Je souhaite à toutes les communautés d’avoir de l’impro. Toutes les organisations culturelles ici en profitent. La relève culturelle vient de là», affirme celui qui forme le duo loufoque Deux Mathieu Presque Parfa’ #2MPP avec Mathieu Proulx.

Un collectif en feu

En 2012, l’idée d’organiser un festival culturel unique visant à offrir un rare lieu de rencontre aux jeunes de 16 à 35 ans a germé dans sa tête. Jenny Corriveau s’est empressée d’embarquer dans ce projet un peu fou et la FÉE de l’Abitibi-Témiscamingue est née. Le Collectif des Fées en feu derrière ce festival a ensuite organisé d’autres événements, de la Chromatique 5km à la Fête nationale en passant par l’Opération Nez Rouge et l’Amalgame culturel.

Mathieu Larochelle s’implique aussi au Conseil de la culture de l’Abitibi-Témiscamingue et à la Commission des arts et de la culture de la Ville d’Amos. Avec Geneviève Béland, il a rédigé un mémoire prônant la reconnaissance des salles de spectacle alternatives dans le cadre du renouvellement de la politique culturelle du Québec, en 2016.

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