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19 avril 2019

Thierry de Noncourt - tdenoncourt@lexismedia.ca

Un avenir minier au Nunavut

Mine Nunavut

©Photo Agnico Eagle

Le potentiel minier des régions nordiques canadiennes est très grand et intéresse de plus en plus les minières et les investisseurs.

Alors que le potentiel minier s’amenuise au gré de l’exploitation en Abitibi, certains prospecteurs tournent leur regard et leurs piolets au nord du 60e parallèle, dans les territoires du Nunavut.

Pour Agnico Eagle, le Nord représente un secteur au potentiel important. Par exemple, la nouvelle mine Meliadine, au Nunavut, qui entre dans sa phase de production, devrait produire 400 000 onces d’or par année à un coût de production de 590 $ l’once et une moyenne avec les coûts de maintien tout compris de 720 $ l’once. Au moment d’écrire ces lignes, le 10 avril, le métal jaune se transigeait à 1308 US $.

La mine est censée produire 5,7 millions d’onces d’or durant ses 14 années de durée de vie prévues. «C’est vraiment le gros joueur qui va apparaître dans les prochains mois. On a déjà commencé la production. C’est un site qui a un potentiel de plus de 10 ans. C’est intéressant pour nous si on veut développer une nouvelle plateforme au Nunavut», a expliqué Christian Goulet, directeur général de la mine LaRonde d’Agnico Eagle. Le potentiel minier est important dans ce secteur.

De son côté, la mine Meadowbank, en opération depuis 2010, va cesser sa production en 2019. Toutefois, les installations en place continueront d’être mises à profit puisqu’une route de 60 km a été construite entre la mine et Amaruq, un projet satellite. La durée de vie prévue du projet est de six ans et les réserves sont évaluées à 2,9 millions d’onces d’or. Il s’agit d’une exploitation à ciel ouvert avec un potentiel souterrain.

Transport maritime

L’un des principaux défis pour l’exploitation minière nordique demeure le transport. Le matériel doit être transporté par voie maritime, avec les délais et la planification que cela implique.

«Tout le matériel doit être transporté par barges, faire le tour du Québec, traverser la baie d’Hudson et être acheminé sur place par camion à partir du port. Tout doit être prévu un an à l’avance. On ne peut pas se permettre de faire des oublis, sinon ça prend des avions Hercules [et ça coûte très cher à opérer]», a détaillé M. Goulet.

D’autres projets miniers ont cessé leurs opérations ou sont en cours au Nunavut et dans le Nunavik québécois. Que ce soit, par exemple, la mine d’or Éléonore dans le secteur de la Baie-James, la mine de nickel Raglan à l’extrême nord du Québec, la mine Nunavik Nickel, dans la même région que Raglan, ou la mine de fer Mary River sur la Terre de Baffin, le potentiel minier est grand dans les étendues glacées du Nord.

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