Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Chroniques

Retour

23 avril 2019

Un mini-putt public à Rouyn-Noranda… et pourquoi pas?

Jean-Philippe Perrier

Homme d’affaires copropriétaire des restaurants Horizon Thaï et Olive & Basil à Rouyn-Noranda, Jean-Philippe s’intéresse à tout ce qui concerne l’entrepreneuriat sous toutes ses formes et aime discuter des hauts et des bas de cet univers parfois un peu fou.

(Par Jean-Philippe Perrier) - Après de nombreux voyages en famille avec mes enfants qui veulent toujours aller jouer au mini-putt (ou mini-golf), je me demande pourquoi nous n’avons aucun terrain en région. Bien sûr, la rentabilité par les temps qui courent doit être bien loin de celle des compétitions parrainées par Redbull, mais si la Ville de Rouyn-Noranda décidait d’intégrer un parcours à même un lieu public, le projet prendrait soudainement tout son sens.

Oui, vous avez bien lu! Je parle bien de ce sport un peu kitsch qui a connu sa part de gloire en même temps que les moustaches, les disques laser et Musique Plus. Celui aussi qui a consacré Carl Carmoni comme une véritable légende des terrains de banlieue et qui se faisait un plaisir de gambader, tel un chevreuil qui se brûle les pattes, après un birdie à RDS.

J’entends déjà plusieurs d’entre vous dire que c’est trop quétaine et que la Ville ne devrait pas mettre un sou dans un tel projet. Par contre, serait-il possible de convaincre également des entreprises de commanditer un tel projet, qui offrirait une belle visibilité et qui ajouterait une activité familiale accessible à tous sans nécessairement représenter une dépense importante pour la municipalité? Peut-être. D’ailleurs, 15 heures à peine après avoir créé un groupe Facebook dédié à ce projet, Carl Carmoni lui-même m’a envoyé un message en privé me disant que certaines municipalités au Québec gèrent leur propre terrain et remettent les profits à des causes familiales et sportives. En utilisant un emplacement déjà existant et entretenu par le Service des loisirs, les coûts sont beaucoup plus faibles que pour un promoteur privé, surtout si un bâtiment est déjà en place pour abriter une ressource disponible pour distribuer les bâtons et les balles.

Il me semble qu’une activité que presque tout le monde aime, abordable, qui fait sortir les enfants dehors plutôt que de brûler leur cerveau sur leur iPad et qui ne coûte pas plus cher à la Ville qu’un parc ne peut qu’être positive. Même le tourisme y trouverait son compte. Nous avons des terrains de soccer, de baseball et de pétanque, des parcs et des jeux d’eau ainsi que des patinoires publiques l’hiver. Pourquoi pas un mini-putt? Surtout si celui-ci peut rapporter un minimum de revenus.

Publicité

Défiler pour continuer

À en juger par les différents terrains que j’ai essayés dans mes années de papa jusqu’à maintenant, tous les âges aiment jouer. Il s’agit aussi d’une activité rassembleuse et peu dispendieuse. J’ai vu des grands-parents jouer avec leurs petits-enfants, des jeunes couples dans la vingtaine, des trentenaires branchés qui jouent avant le 5 à 7 et plusieurs groupes et fêtes d’enfants qui sont aussi excités que dans un magasin de bonbons.

En gros, le mini-putt est comme le billard, les quilles ou la barbe à papa. Jamais complètement «in», mais jamais complètement «out» non plus. De toute façon, les moustaches et les lunettes des années 1970-80 sont de retour. Les disques vinyles aussi. Même Passe-Partout a décidé de se remettre de la partie! Ce n’est qu’une suite logique de revoir des corridors verts remplis d’obstacles faire partie de notre décor.

Mes chroniques parlent généralement d’entrepreneuriat. Ici, il s’agit d’une forme d’entrepreneuriat social. Être en affaires ne signifie pas toujours faire des profits. C’est aussi aider sa communauté à réaliser des projets qui, autrement, ne verraient possiblement pas le jour. Parce que je tiens à préciser ici qu’il ne s’agit pas de mon projet. C’est une idée que je lance dans l’univers et pour laquelle je suis prêt à mettre un peu de temps, mais encore faut-il qu’il y ait un intérêt de la part des gens de Rouyn-Noranda et de la Ville. Certains resteront complètement indifférents, mais je constate déjà un certain engouement. Plus il y aura de personnes intéressées, plus les chances de prendre du soleil en frappant une balle de couleur dans la bouche d’un clown sont grandes. Reste à savoir comment, quand et où.

En attendant, joignez-vous au groupe «Mini-golf public à Rouyn-Noranda» sur Facebook et osez donner vos idées. La communauté d’affaires aussi est sollicitée. Un trou au nom de votre entreprise dans un lieu public et achalandé, ça vous dirait? D’ici là, je vais continuer de me pratiquer sur les trois allées que j’ai aménagées pour mes enfants dans ma cour, question d’être prêt à défier Carl Carmoni sur le futur parcours public de Rouyn-Noranda. À vos balles, prêts, birdie!

Commentaires

23 avril 2019

Line Belanger

Nous sommes propriétaire du Golf Lavantage UNIQUE EN RÉGION (golf intérieur avec 4 simulateurs) et croyez-moi en aucun cas la ville ne nous a offert du soutien.

26 avril 2019

Raymonde Thériault

Je me souvient qu'au début des années 1970, il avait un mini-putt à Rouyn-Noranda

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média