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29 avril 2019

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Bresaw clame son innocence à son second procès

Justin John Bresaw

©gracieuseté – Bureau du shérif du comté de Leon

Justin Bresaw, lors de son arrestation en Floride en octobre 2012.

JUSTICE. Le second procès de Justin John Bresaw pour le triple meurtre survenu le 17 septembre 2012 s’est ouvert le 29 avril à Amos. D’entrée de jeu, il a clamé son innocence.

Aujourd’hui âgé de 42 ans, Bresaw est accusé du meurtre au premier degré du couple Diane Duhaime et René Deschatelets ainsi du meurtre au deuxième degré de l’un de leurs chambreurs, Jean-Guy Labelle. Leurs dépouilles avaient été retrouvées dans leur résidence incendiée de la 4e Avenue Est.

Ce nouveau procès a été ordonné en août 2017 par la Cour d’appel, qui avait cassé les verdicts de culpabilité rendus au terme d’un premier procès, en novembre 2015. Le jury n’avait pas retenu sa défense de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux, mais la Cour d’appel estime que le juge a erré dans ses instructions.

«I deny everything»

Le procès, qui se déroulement primairement en anglais, a lieu cette fois-ci sans jury. Il s’agit de deux demandes de l’accusé. C’est le juge Étienne Parent, de Shawinigan, qui devra trancher au terme des procédures qui devraient durer cinq semaines au palais de justice d’Amos.

D’entrée de jeu, lundi, Justin Bresaw a clamé son innocence quand le juge Parent lui a demandé s’il plaidait coupable aux trois accusations: «I deny everyting. I’ve been framed (Je nie tout. C’est un coup monté)», s’est-il exclamé en direct du box des accusés.

Aptitude

Avant d’amorcer sa preuve, Me Geneviève Lamontagne, qui représente le ministère public avec Me Véronic Picard, a rappelé au tribunal que l’aptitude de l’accusé à subir son procès avait déjà été soulevée à deux reprises (avril et septembre 2018) dans cette affaire.

L’avocate de Bresaw, Me Julie Bolduc, a assuré qu’elle n’avait pas l’intention de remettre son aptitude en question. Le juge a toutefois reconnu que la situation pourrait évoluer en cours de procès.

Des admissions

Me Lamontagne a ensuite présenté au juge la liste des faits admis par la défense, ceux qui sont essentiellement à la base des accusations, comme le fait qu’il louait une chambre dans la maison qui appartenait à Diane Duhaime ainsi que les causes du décès des trois victimes. Elles ont toutes reçu des coups à la tête. Le couple a aussi été intoxiqué au monoxyde de carbone.

Un débat a eu lieu relativement à deux voir-dire que le ministère public souhaitait produire en preuve, soit le témoignage de l’accusé au premier procès et une déclaration qu’il aurait faite à un psychiatre afin de les utiliser si jamais Bresaw décidait de témoigner quand la Couronne aura clos sa preuve. Le tribunal s’est rendu aux arguments de la défense à savoir que c’était prématuré.

Deux premiers témoins

Le juge Parent a ensuite entendu deux premiers témoins. D’abord, le policier Daniel Fortin, technicien en scènes de crime depuis 25 ans à la Sûreté du Québec, a relaté le fruit de son travail dans cette enquête. Ensuite, Robert Louis-Seize, qui louait un logement au premier étage, a été interrogé sur ce qu’il a vu et entendu le jour du crime.

Plusieurs autres témoins seront appelés à la barre par le ministère public, dont six Américains qui comparaîtront par visioconférence quand certains détails administratifs seront réglés avec le gouvernement des États-Unis.

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