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03 mai 2019

Marc-André Gemme - magemme@lexismedia.ca

Comment gérer la génération Z

Carol Alain

©Photo L'Éclat / Le Citoyen – Marc-André Gemme

Carol Alain, lors de son passage au 2e Colloque RH, qui a eu lieu à La Sarre le 16 avril.

Pour un gestionnaire, travailler avec des jeunes d’une génération ou deux plus récentes que la sienne peut être un défi. La génération Z en présente un de taille puisque ses habitudes de vie sont bien différentes de celles des autres générations. 

À l’occasion de la deuxième édition du Colloque RH organisé par la Table des ressources humaines d’Abitibi-Ouest, le conférencier Carol Alain a discuté de cette épineuse question devant les entrepreneurs de la région. 

«La génération Z est née entre 1996 et 2010, ce qui la situe dans la tranche d’âge entre 7 et 23 ans, a-t-il expliqué. Ce sont donc vos collaborateurs à venir. Certains le sont même peut-être déjà.» 

Une génération très différente 

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M. Alain décrit la génération Z comme une génération mobile et flexible, très créative, qui cherche à travailleur pour un employeur qui n’a pas peur d’innover, qui est très humain et qui pense autrement. 

La réalité du marché de l’emploi aujourd’hui est bien différente que celle à laquelle les X et les Y ont fait face. Les Z savent que la main-d’œuvre est de plus en plus rare et ils en profitent. L’employeur doit donc se démarquer de sa compétition s’il veut embaucher un jeune de cette génération. 

 Le jeune de 20 ans aujourd’hui que vous recevez va rapidement vous faire comprendre que c’est lui qui vous fait passer l’entrevue pour voir si vous êtes digne de l’embaucher», a lancé Carol Alain. 

Se préparer d’avance 

Une manière de fidéliser les jeunes de la génération Z consiste à les approcher rapidement. «Il faut commencer à les côtoyer lorsqu’ils sont jeunes; n’attendez pas qu’ils aient 20 ans, a expliqué M. Alain. Vous pouvez les rencontrer alors qu’ils ont 15 ans. Rendez-vous dans les écoles pour les rencontrer et leur parler de votre entreprise.» 

Une fois à l’emploi, les jeunes Z devront être formés et possiblement accompagnés d’un mentor. «Ces jeunes-là veulent être bons dès le départ. Donc, quand vous leur parlez, vous devez constamment les encourager et les valoriser, a lancé Carol Alain. Alors que les baby-boomers étaient habitués à recevoir de la reconnaissance après 25 ans de travail avec une montre en or, les Z ont besoin qu’on leur remette quelque chose rapidement parce que vous ne savez jamais combien de temps ils vont être avec vous.» 

Tout, tout de suite 

La génération Z veut travailler, mais veut également vivre sa vie. Les jeunes vont demander des semaines de 30 heures et beaucoup de vacances dès le début. Ce sont des passionnés, qui ont besoin de temps et d’espace pour vivre leurs passions. 

«J’ai récemment entendu l’histoire d’un jeune du Saguenay venu vivre à Montréal dans un logement de 400 pieds carrés, a raconté M. Alain. Sa passion, c’est le piano. Il est allé voir son employeur pour lui dire que son logement n’était pas assez grand pour bien vivre sa passion. Il lui a donc demandé d’acheter un piano dans l’entreprise. L’employeur lui a répondu qu’il n’était pas là pour répondre à ce genre de besoin. Mais réfléchissez-y: ils sont brillants, les Z. Finalement, l’employeur a acheté un piano.» 

Faites-en des citoyens 

«Ces jeunes-là, même à 22 ans, ont des choses à vous apprendre, a affirmé Carol Alain. Est-ce que votre entreprise est prête à écouter les idées d’un jeune de 22 ans? Si vous me répondez non, votre entreprise est foutue.» 

Le conférencier explique qu’il est important d’impliquer les jeunes dès le départ. «Faites-les intervenir dans les réunions d’équipe et demandez leur avis. Si vous embauchez un Z et que ça se passe bien dans les premiers jours, mais que vous l’oubliez après, c’est fini pour vous. Dans moins de deux ans, il va vous avoir quitté», a expliqué M. Alain. 

En les impliquant, les Z vont se sentir importants. Ils se diront que leurs employeurs a besoin d’eux et donneront les efforts en conséquence. 

«Formez-les pour qu’ils soient non seulement de bons employés, mais de bons citoyens, a fait comprendre le conférencier. Si vous êtes un employeur qui prend soin de ses jeunes, vous allez être solides et garantir votre avenir.» 

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