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07 mai 2019

Dominic Chamberland - dchamberland@lexismedia.ca

Sylvain Lehoux: «Nous sommes à l’ère des mines 4.0»

Sylvain Lehoux

©Photo L'Éclat/Le Citoyen - Dominic Chamberland

Le président d’honneur de la Semaine minière 2019, Sylvain Lehoux.

Sylvain Lehoux, président d’honneur de la présente Semaine minière à Val-d’Or, a bien l’intention de profiter de cette occasion pour passer quelques messages, avec le franc-parler qu’on lui connaît.

«Nous voulons montrer qui on est. C’est vraiment le ‘’fun’’ ce qui se passe actuellement dans notre domaine, on évolue à grande vitesse, nous sommes à l’ère des mines 4.0, mentionne le directeur général de la mine Eldorado Gold Lamaque.

«Il se développe des concepts très intéressants côté technologique, par exemple le contrôle à distance de machines, la mise au point de machines à batteries et l’implantation du LTE sous terre. Les mines sont dans un super momentum pour s’améliorer en matière d’environnement et de santé-sécurité», signale-t-il.

Les comités de suivi

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Considérant cet élan, Sylvain Lehoux trouve déplorable de voir le secteur minier se faire dénigrer sur la base que ce sont les compagnies minières qui défraient les honoraires des comités de suivi.

«Il faut bien que quelqu’un les paye, les comités de suivi. Ces comités restent indépendants, ils n’ont aucun intérêt à avoir un parti pris, ils amènent des idées intéressantes sur les choses à améliorer, ils font leur job et ils nous font avancer. Mais s’il y en a qui veulent les payer à notre place, ça va nous faire plaisir, on n’aurait pas de problèmes avec ça!, lance M. Lehoux.

«C’est dommage qu’on parle en mal des mines alors que ce monde change et travaille fort pour sortir des sentiers battus, poursuit-il. Des discussions ont lieu entre les mines (lors de congrès par exemple) pour trouver des solutions à certains problèmes. C’est extraordinaire, car il n’y a pas beaucoup de secteurs où différentes compagnies se partagent de l’information pour voir ce qu’on pourrait faire de différent.»

«On en travaille un coup!»

Sylvain Lehoux souhaite aussi parler, dans le cadre de la Semaine minière, de la confiance qui semble vouloir revenir dans le marché de l’exploration («le cash est à Bay Street et à Vancouver», dit-il) et mettre en valeur l’expertise abitibienne qui est déployée à l’étranger, notamment en Afrique.

De plus, le président d’honneur veut souligner le développement des gens et des compétences en centres de formation professionnelle (notamment avec le simulateur au CFP de Val-d’Or) ainsi que du support des minières pour divers organismes communautaires. «Je peux vous dire qu’on en travaille un coup! Enlevez les minières de la région et la situation serait peut-être moins heureuse pour plusieurs», fait-il remarquer.

 

33 ANS DE CARRIÈRE

Même s’il n’a pas encore 50 ans, Sylvain Lehoux revendique déjà 33 ans de carrière dans le domaine minier. Originaire de Normétal, en Abitibi-Ouest, il a fait ses débuts à 16 ans avec un emploi d’étudiant à la mine Selbaie, en 1986. Il a ensuite occupé plusieurs fonctions à divers endroits et gravi les échelons un à un pour devenir, de fil en aiguille, directeur général de la mine Kiena en 2007 et ensuite DG de la mine Westwood en 2012, avant de prendre les guides de la mine Eldorado en 2017. «J’ai fait toutes les jobs, que ce soit comme technicien, mineur, dans la mécanique ou en géologie, ce qui, comme dirigeant, m’aide beaucoup à comprendre le travail des employés», indique M. Lehoux.

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