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08 mai 2019

Thierry de Noncourt - tdenoncourt@lexismedia.ca

L’arsenic est une substance cancérigène

Comité Arrêt Rejets Émission Toxiques Rouyn-Noranda

©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Thierry de Noncourt

Malgré des résultats de taux d’arsenic élevés chez les enfants du Vieux-Noranda, il n’est pas possible de tirer des conclusions sur les effets de ces concentrations chez les individus selon les responsables de l’étude de biosurveillance.

Les parents du Vieux-Noranda ont raison de s’inquiéter, puisque l’arsenic est une substance cancérigène et qu’une exposition prolongée augmenterait les risques de maladie. 

L’arsenic est à peu près impossible de le détecter sans outils d’analyse. À la suite de résultats partiels de l’Étude de biosurveillance auprès des jeunes enfants du quartier Notre-Dame (Vieux-Noranda), enclenchée par la direction de la santé publique régionale, des parents ont fondé un comité pour lutter contre les émanations toxiques de la Fonderie Horne. 

L'arsenic peut être très toxique à forte dose. À l’époque, il était utilisé pour traiter certaines maladies, mais il était aussi le poison utilisé par Les Borgia et à la cour de Louis XIV à cause de sa grande toxicité et de son absence de goût. 

Des risques difficiles à évaluer 

Selon les responsables de l’étude, la décision de ne pas transmettre les résultats immédiatement après l’obtention des résultats en février était motivée par la prudence. Ce sont des données populationnelles qui ne peuvent être interprétées individuellement.  

Contrairement aux données pour les taux de cadmium et de plomb, les données sont interprétables pour la population et pour l’individu. «Malheureusement, pour les résultats liés à l’arsenic, on n’a pas ces deux éléments. Lors de la présentation publique (14 mai), on donnera plus de détails. Avec des données populationnelles, on ne peut pas déduire quelque chose pour un individu», a expliqué Daniel Proulx, coordonnateur de l’Étude.  

La complexité de cet état de fait explique la prudence des responsables à divulguer des résultats partiels. Toutefois, les participants avaient droit d’obtenir ces informations et les résultats les concernant leur ont été transmis. «On a essayé d’expliquer au mieux la situation, mais on voit que ce n’est pas si facile à transmettre», a-t-il ajouté.  

Impossible d’évaluer les risques 

Ainsi, l’état actuel des connaissances ne permettrait pas d’interpréter le risque à la santé d’une personne 10 fois plus exposée qu’une personne non exposée à l’arsenic.  

Le risque pour la santé serait relié à la durée d’exposition dans le temps, un peu comme les risques liés au tabagisme qui augmentent avec le temps.  

«On ne peut pas interpréter le risque santé de manière individuelle. On n’a pas les données scientifiques qui permettent d’interpréter le risque santé du point de vue de l’individu. Ce que l’on note c’est que la population est plus exposée qu’une population comparable. L’étude visait les enfants de neuf mois à six ans, on ne peut pas généraliser les résultats à l’ensemble de la population», a expliqué M. Proulx.  

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