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12 mai 2019

Petit entrepreneur deviendra grand!

Jean-Philippe Perrier

Homme d’affaires copropriétaires des restaurants Horizon Thaï et Olive & Basil à Rouyn-Nornada, Jean-Philippe s’intéresse à tout ce qui concerne l’entreprenariat sous toutes ses former et aime discuter des hauts et des bas de cet univers parfois un peu fou.

(Par Jean-Philippe Perrier) - Des foulards pour animaux, des crayons écologiques qui se transforment en plants de tomates ou une friperie qui récupère et vend à prix modique des vêtements pour les étudiants. Voici quelques exemples de projets entrepreneuriaux étudiants que j’ai pu voir vendredi le 26 avril dernier dans le cadre de la finale régionale du Défi OSEntreprendre à Rouyn-Noranda. Ayant déjà été participant comme entrepreneur ou membre du jury à deux reprises, c’est en tant que président d’honneur que j’ai pu assister cette fois-ci à l’événement. Comme à chaque fois, j’ai été fort impressionné. Oui, les projets d’affaires sont toujours inspirants et plusieurs entreprises performantes au Québec ont été candidates à ce concours. Par contre, aujourd’hui j’ai envie de mettre l’accent sur l’entrepreneuriat jeunesse.

Ces jeunes qui se présentent sur scène à la fois timides d’être devant autant de gens et fiers en même temps de venir récolter leur prix. Sans le savoir, ceux-ci viennent de grandir de plusieurs façons différentes et certaines notions acquises grâce à leurs enseignant(e)s resteront gravées en eux à jamais. En effet, s’impliquer dans un projet entrepreneurial étudiant leur permet d’apprendre à travailler en équipe, mais utilise forcément des notions de mathématiques, de français, d’art, de communication orale et dans bien des cas, des notions de partage et de don de soi. Plus souvent qu’autrement, il s’agit de petits projets à but non lucratif, mais l’apprentissage demeure énorme.

Moi-même à l’âge de 10 ans, je créais avec un de mes meilleurs amis un journal étudiant que nous avions nommé « L’express de la jeunesse! ». Nous faisions les articles, les jeux, la distribution et les dessins. Aujourd’hui, cet ami en question est journaliste et moi, je suis devenu entrepreneur. Cette aventure aura sans doute contribué à installer les premières cordes à notre arc. Encore aujourd’hui, je garde de beaux souvenirs de cette époque. On semble parfois hésitant à parler d’entrepreneuriat à nos enfants par peur que ce choix de vie soit trop difficile, trop risqué. Un peu comme pour le domaine des arts. Pourtant, s’il y a bien un moment que le risque est moindre est bien quand on est jeune. Même au secondaire, l’orienteur nous dira qu’on possède le profil pour être infirmière, pompier, avocat, mais il est plus rare de se faire dire: «Tu pourrais devenir entrepreneur(e)!»

Il n’y a pourtant pas de meilleur moyen pour comprendre la valeur de l’argent que de travailler sur un projet d’affaires, que ce soit en tant qu’adulte ou étudiant. La coopérative d’initiation à l’entrepreneuriat collectif (CIEC) est un bel exemple de projets qui permettent aux jeunes d’apprendre tout en travaillant. Accompagné par la SADC de Rouyn-Noranda, ce projet permet aux jeunes de 12 à 16 ans de travailler sur différents projets, les gérer eux-mêmes et obtenir un revenu variable selon le profit qui reste à la fin de l’été. Sous-traitance pour le marché public, vente de friandises glacées, lave-auto, différents projets permettent aux futurs gestionnaires de développer leurs connaissances. Non seulement ils doivent s’impliquer dans toutes les facettes d’une entreprise, mais ils comprennent rapidement que certaines idées ne sont pas rentables et doivent parfois changer de stratégie.

Je fais partie de ceux qui croient que les entrepreneurs peuvent changer le monde à leur façon, parfois plus que les gouvernements. D’ailleurs, 90% des projets finalistes au Défi OSEntreprendre en région étaient des projets verts ou socialement responsables. Ces jeunes sont davantage conscients que nous, au même âge, sur des sujets qui auront une grande influence sur notre monde. C’est à nous de nourrir cette soif de changement et la fibre entrepreneuriale qui dort chez certains d’entre eux. C’est vrai, être en affaires n’est pas pour tout le monde et certains ou certaines s’en rendent compte bien assez vite. Si on donne la chance à un enfant de 10 ou 12 ans, il découvrira des forces en lui qu’il n’aurait peut-être jamais découvert. On lui donne la clé pour ouvrir des portes auxquelles il n’aurait peut-être jamais pensé. Gageons que dans 25 ans, un ou une des petits entrepreneurs en herbe que j’ai vu lors du gala sera à ma place sur la scène comme président ou présidente d’honneur.Planter une graine de pommier peut sembler anodin, mais plusieurs années plus tard, le gros arbre vous donnera plusieurs fruits. Tout comme celui-ci, petit entrepreneur d’aujourd’hui deviendra grand demain!

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