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14 mai 2019

Thierry de Noncourt - tdenoncourt@lexismedia.ca

Étude de biosurveillance: impossible de quantifier les effets sur la santé

station emissions contaminants Fonderie Horne

©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Thierry de Noncourt

Des stations permettent de mesurer les émissions de polluants atmosphériques.

Selon les responsables de l’Étude de biosurveillance effectuée dans le Vieux-Noranda (quartier Notre-Dame), dont les résultats ont été exposés le 14 mai, il n’est pas possible d’évaluer le risque pour la santé des enfants qui ont été surexposés aux émissions d’arsenic.

On sait cependant que la probabilité de développer un cancer du poumon augmente avec l’exposition. Lors de l’Étude, on a mesuré que les enfants étaient en moyenne 3,7 fois plus exposés que le groupe témoin. Certains enfants présenteraient des taux d’arsenic dans les ongles jusqu’à 40 fois plus élevés que les enfants non exposés du groupe témoin d’Amos. 

Une première 

C’est la première fois que la Direction de la santé publique a mesuré des taux indiquant une exposition supérieure d’arsenic comparativement à un groupe témoin. C’est aussi la première fois que le taux d’arsenic est mesuré dans les ongles à Rouyn-Noranda plutôt que dans l’urine. L’arsenic demeure environ quatre jours dans l’urine après une exposition, alors qu’il peut persister de quatre à six mois dans les ongles. 

Amélioration constante 

Il est importante noter que la Fonderie Horne, source d’émission de l’arsenic, déploie des efforts depuis nombre d’années pour diminuer ses émissions en tout genre. 

À titre d’exemple, la plombémie (taux de plomb dans le sang) mesurée chez les jeunes enfants est en constante diminution. Elle est passée de 217 microgrammes par litre de sang en 1979 à 14 en 2018. 

«Je représente l’ensemble des employés, qui sont des parents, des grands-parents, des oncles, qui demeurent pour la plupart à Rouyn-Noranda et qui sont sensibles aux résultats de l’Étude. Nous n’avons jamais été inactifs par rapport aux enjeux des émissions atmosphériques. Nous avons toujours été proactifs et nous allons continuer à l’être», a déclaré Pierre-Philippe Dupont, porte-parole pour ce dossier pour la Fonderie Horne. 

Différentes stations de mesure sont aussi disposées autour de la Fonderie Horne pour mesurer les émissions atmosphériques. Des prélèvements sont aussi effectués régulièrement dans les sols pour mesurer les contaminants. 

Actuellement, il y aurait 2 terrains sur 32 qui auraient atteint le seuil de restauration, où les sols doivent être remplacés à cause de la présence d’arsenic. Toutefois, il y en aurait six qui auraient dépassé les normes du ministère de l’Environnement. Il y en aurait un autre qui aurait dépassé le seuil de présence de plomb. 

M. Dupont a reconnu que l’entreprise avait communiqué avec le ministère de l’Économie à propos de la sortie de l’étude et qu’il avait demandé que la divulgation des résultats soient retardés de manière à pouvoir se préparer et pouvoir répondre aux inquiétudes générées par les résultats. 

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