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14 mai 2019

Thierry de Noncourt - tdenoncourt@lexismedia.ca

Étude de biosurveillance: pas de maladie professionnelle liée à l’arsenic à la Fonderie Horne

Système électrostatique Fonderie Horne

©Fonderie Horne

La Fonderie Horne multiplie les initiatives pour réduire ses émissions fugitives, comme des dômes d’entreposage, des entrepôts, une clôture brise-vent ou un système électromagnétique de captation.

La Fonderie Horne de Rouyn-Noranda soutient qu’elle multiplie les efforts pour réduire ses émissions polluantes, dont l’arsenic qui a été détecté à l’occasion de l’étude de biosurveillance de la Direction de la santé publique de 2018. 

La Fonderie consacre le tiers de son budget d’investissement dans les mesures pour améliorer son bilan environnemental et réduire les émissions fugitives de poussières métalliques. 

Toutefois, la Fonderie continuera d’émettre plus d’arsenic que la norme québécoise, puisque cette norme a été établie en 2004 et que la Fonderie, qui a été construite en 1927, ne dispose pas encore de la technologie pour atteindre la cible. La norme québécoise est établie à 3 nanogrammes par mètre cube, alors que la Fonderie a l’autorisation d’en émettre 100 nanogrammes, soit 67 fois plus. Néanmoins, de nombreuses initiatives sont en cours. 

Pas de cas de cancer à la Fonderie 

Questionné à savoir s’il y avait des cas répertoriés de maladies professionnelles liées à l’arsenic chez les travailleurs, étant donné qu’ils devraient normalement être plus exposés que les habitants du secteur environnant, Pierre-Philippe Dupont, porte-parole du dossier environnemental, a répondu par la négative. 

«Nous avons un programme de suivi des travailleurs qui est très strict et à notre connaissance, il n’y a jamais eu de diagnostic de maladie spécifiquement reliée à des expositions à l’arsenic», a-t-il indiqué. 

Les travailleurs sont soumis à des tests urinaires réguliers. Aussitôt qu’il y a détection de taux élevés, le travailleur est réaffecté ailleurs. «Ce que l’on constate souvent, c’est qu’il y a des manquements au niveau du port du masque [de protection], mais c’est rare. Les travailleurs sont très conscientisés», a-t-il ajouté. 

54 M $ pour de nombreux projets environnementaux 

Les sources d’arsenic sont multiples. Il provient notamment du matériel recyclable. Rappelons que la Fonderie Horne recycle le matériel informatique, une action essentielle au sein de la société de consommation qui produit ce genre de rebut en grande quantité. 

Les concentrés miniers représentent une autre source d’émissions fugitives. La Fonderie a investi 54 M $ depuis 2004 dans son plan d’amélioration continue. Elle s’engage à poursuivre dans cette voie et 36 M $ devraient être investis d’ici 2021 spécifiquement pour des projets de réduction des émissions atmosphériques. 

Parmi ces projets, notons la construction de six dômes d’entreposage de concentrés pour éviter l’émission de poussières, la mise en place d’une station de nettoyage des roues de camion, l’acquisition de camions aspirateurs d’eau et l’installation de hottes dans le secteur de la roue de coulée. Il y a aussi l’asphaltage des routes internes de l’usine, la mise en place d’une clôture brise-vent, l’installation de deux dômes autres d’entreposage, la construction d’un entrepôt (à compléter) et l’optimisation du réseau de capture des gaz fugitifs dans le secteur des anodes. Un système électromagnétique de captation des poussières sera aussi mis en place. 

Futurs entrepôts Fonderie Horne

©Fonderie Horne

Entrepôts en construction

Dôme Fonderie Horne

©Fonderie Horne

Dômes

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