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29 mai 2019

Thierry de Noncourt - tdenoncourt@lexismedia.ca

Cotes de crues: un casse-tête pour la Ville

Inondations 2019 Rouyn-Noranda 3

©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Thierry de Noncourt

Deux fois en six ans, les eaux ont atteint la ligne de récurrence de 20 ans. Cependant, la Ville de Rouyn-Noranda a préféré ne pas modifier la ligne de cotes de crues en conséquence.

La multiplication des événements climatiques extrêmes complique l’établissement des cotes de crues à Rouyn-Noranda.

À la suite des inondations de 2013, la Ville de Rouyn-Noranda avait mandaté la firme de génie-conseil Aecom pour effectuer une révision des cotes de crues de récurrence de 20 ans et de 100 ans sur son territoire. Fait à noter, les nouvelles cotes de crue n’ont toujours pas été adoptées par le conseil municipal, six ans et une autre inondation plus tard. Les eaux ont encore atteint la limite des 20 ans cette année. 

On se souviendra que le projet d’établir de nouvelles cotes avait suscité une levée de boucliers de la part de propriétaires riverains qui craignaient une dévaluation de leur propriété. 

Marge de sécurité et changements climatiques 

Dans son rapport, Aecom considérait que les cotes de crue établies en 2011 étaient trop conservatrices et qu’avant de songer à les abaisser, «il faudrait peut-être considérer les effets des changements climatiques, qui pourraient avoir pour effet d’augmenter les crues», peut-on lire dans l’analyse, dont nous avons obtenu copie. La firme proposait d’ailleurs d’établir une marge de sécurité, suggestion que la Ville de Rouyn-Noranda a décidé d’ignorer, dans un premier temps. À la suite d’une nouvelle révision en 2015, la Ville a adopté de nouvelles cotes de crues avec une marge de sécurité.

«Ce qui avait été décidé au conseil, c’est qu’étant donné l’information dont on disposait, comme plusieurs autres municipalités, on allait s’en tenir au rapport déposé sans mettre nécessairement la marge de sécurité», a confié Diane Dallaire, mairesse de Rouyn-Noranda, qui à l’époque était conseillère municipale. 

«Les changements climatiques, c’est un enjeu mondial et provincial. Ça nous inquiète. En même temps, on se dit qu’il peut arriver quelque chose, puis que ça n’arrive plus pendant 50 ans. Mais les professionnels ont ce qu’il faut pour prendre les bonnes décisions et nous conseiller», a ajouté Mme Dallaire. 

De nouvelles cotes de crue établies en 2019 sont toujours en attente d’approbation du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques.

Risques de poursuites 

La mairesse de Rouyn-Noranda a avoué qu’elle était consciente des risques de poursuites judiciaires, elle qui a été à la tête d’une compagnie d’assurances, en lien avec les risques d’inondation des riverains et l’établissement des limites des zones inondables par la Ville. 

À la suite des événements du printemps, la Ville a octroyé un contrat pour la prise de photos aériennes afin d’obtenir un portrait précis des impacts de la crue. 

Inondations 2019 Rouyn-Noranda 2

©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Thierry de Noncourt

Les événements climatiques extrêmes se multiplient.

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