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11 juillet 2019

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Ian Clermont quitte les Huskies

Après 10 ans, le directeur administratif relèvera de nouveaux défis

Ian Clermont

©LHJMQ/Vincent Éthier

Ian Clermont, sur la patinoire, lors des célébrations de la première Coupe du Président des Huskies, en 2016.

Après 10 ans à œuvrer comme directeur administratif des Huskies, Ian Clermont quitte l’organisation. L’homme derrière les médias sociaux a accepté de relever un nouveau défi.

«J’ai reçu une proposition que je ne pouvais refuser. Je me suis questionné où j’étais rendu. Je suis fier de ce que j’ai réalisé ici et je quitte avec le sentiment du devoir accompli», a-t-il confié.

Ian Clermont a joint l’organisation rouynorandienne lors de la saison 2009-2010. Il a vécu l’affaire Cormier, l’agrandissement de l’aréna, la série Canada-Russie, la Coupe du Président de 2016 et il a terminé sa dixième année avec une saison exceptionnelle couronnée par une Coupe Memorial et une des très bonnes saisons de la meute au guichet.

«Quand j’ai embarqué dans l’aventure, les travaux d’agrandissement s’en venaient et je voyais cela comme un beau défi. Je pensais rester quatre ou cinq ans. Je me suis finalement accroché les pieds et je suis resté 10 ans», a-t-il souligné.

«J’ai toujours fait comme si c’était ma propre entreprise. Je n’ai aucun regret. Si je devais recommencer, je ferais la même chose», a-t-il ajouté.

Un travail qui a changé

Entre son entrée et son départ, les choses ont nettement changé. «Le travail qu’on fait aujourd’hui n’a rien à voir avec ce que c’était quand j’ai commencé. Mélanie Allard venait me voir avec le planning d’avant-match qui faisait une page et on avait le temps de regarder la partie durant la rencontre. Il y avait un journaliste et une radio. Les médias sociaux n’étaient pas ce qu’ils sont aujourd’hui», a-t-il expliqué.

Avec l’arrivée du tableau indicateur, différents jeux ont été créés pour amener de l’ambiance. «Nos plannings ont quatre pages. On a des activités, des choses au tableau. On a été innovateurs parce qu’on voulait avoir des pauses de 45 secondes à chaque match pour avoir des activités durant le match», a-t-il rappelé.

Les médias sociaux ont aussi fait une entrée remarquée. Twitter, Facebook, Instagram, les Huskies ont été de toutes les aventures. «On est une des équipes les plus suivies sur les médias sociaux. Ça m’a permis de me garder jeune, mais j’ai dû m’adapter à ces nouveaux médiums», a-t-il mentionné.

Un privilège

Mais son travail l’a amené à vivre des réalisations dont Ian Clermont est fier. Pour lui, un des plus beaux privilèges fut de travailler sur la marque des Huskies.

«Travailler l’image des Huskies, c’est travailler sur l’image de Rouyn-Noranda. Ça devient un emblème pour la Ville, pour la région. Tout est beau dans ça» - Ian Clermont

Même s’il a quitté, sa tête bouillonne encore d’idées. «Mon deuil, c’est ça, j’ai encore plein d’idées. J’ai encore des flashs que j’ai pour qu’on se démarque encore sur les réseaux sociaux, pour créer du contenu», a-t-il révélé.

Il ne sera pas là non plus pour travailler sur le lancement du nouveau chandail sur lequel il a travaillé avec son équipe. «Je ne pensais pas ne pas être là pour ça. Ça me rend triste de ne pas y travailler», a-t-il évoqué.

Des relations privilégiées

Une chose a marqué Ian Clermont lors de son passage de 10 ans avec la formation rouynorandienne. «La plus belle chose que cet emploi m’a apportée, ce sont les relations que j’ai créées avec des personnes. J’ai passé une quantité innombrable d’heures avec Steve Fortin. J’ai voyagé avec Jean-Paul Charlebois. Michel Bélanger est un travailleur dans l’ombre. Sans lui comme actionnaire, l’équipe ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui», a-t-il fait valoir.

Il a aussi vu des joueurs comme Samuel Harvey, Peter Abbandonato et Jacob Neveu grandir. «C’est un privilège de côtoyer les joueurs et leurs parents. On voit des enfants arriver ici. Ils repartent en adultes. J’ai énormément de respect pour eux. Ils arrivent à concilier hockey, études et vie personnelle. Ils démontrent un engagement tout simplement incroyable pour le sport. Ce sont des modèles exceptionnels hors glace», a-t-il souligné.

Et les souvenirs sont nombreux. «J’ai pu côtoyer des hommes de hockey et de joueurs de hockey formidables. Je voyais Nikita Kucherov passer devant mon bureau le matin. Je me rappelle que Timo Meier m’a serré dans ses bras à m’en casser le dos après la Coupe. Pour moi, ça n’a jamais été des vedettes. C’était une relation de respect», a-t-il révélé.

«J’ai vécu de belles choses avec Rafaël Harvey-Pinard et sa famille. J’allais faire mon jogging avec Robin Gusse. Il y a tellement de bons souvenirs», a-t-il ajouté.

Ian Clermont

©Gracieuseté/Lucie Landry

Ian Clermont, en entrevue avec Félix Bibeau, après un match de la troisième ronde des séries éliminatoires de 2019.

Même s’il a démissionné de son poste, Ian Clermont sera à l’aréna Iamgold très souvent. «Quand j’ai annoncé ma démission, le lendemain, j’avais mes billets de saison», a-t-il confié.

Développer l’aspect spectacle

Une des fiertés du directeur administratif fut d’avoir développé le côté spectacle du match de hockey. «Le match de hockey est le point central, mais on a développé une clientèle familiale grâce à ça. Tu viens voir une équipe de hockey, mais les gens viennent aussi pour l’atmosphère autour de ça», a-t-il expliqué.

Et pour améliorer cet aspect, différentes activités ont été mises sur pied comme les mini-matchs entre les périodes. «Tous nos concepts sont maintenant sur des rails. Mais on a dû les vendre et les développer», a indiqué Ian Clermont.

«Venir voir un match des Huskies, ce n’est pas ce que c’était il y a 10 ans. Je crois qu’on a la meilleure équipe d’animation de la LHJMQ. On a des reprises au tableau, des jeux. On permet aux gens de vivre de belles soirées tous les jours de match», a-t-il ajouté.

Des défis pour l’organisation

Le départ du directeur administratif laissera un certain vide qui devra être comblé. L’organisation a embauché Gilles Bérubé il y a quelques semaines pour aider du côté administratif avant d’apprendre le départ de Ian Clermont.

«Le plus grand défi, c’est que l’équipe en place fonctionne à 120% de ce qu’on peut fonctionner. Les gens n’ont pas conscience de la quantité de travail qu’on doit faire pour livrer la marchandise. Année après année, on produit une quantité de matériel: des vidéos, des photos, etc. On fait ça pour les partisans et les tripeux de hockey», a fait valoir Ian Clermont.

«La ligue est exigeante. Les bénévoles, les employés, tout le monde en donnent plus pour que l’organisation ait une belle image. Les gens veulent le succès des Huskies», a-t-il ajouté.

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