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06 août 2019

Anne Blondin - ablondin@lexismedia.ca

Des terrains de «balle-moche» à Rouyn-Noranda

La Ligue de balle-molle réclame sans succès des améliorations depuis des années

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©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Anne Blondin

Au terrain D’Iberville, seulement deux lampadaires éclairent l’ensemble du terrain, ce qui est insuffisant selon les joueurs. L’installation d’un à deux autres lampadaires supplémentaires pourrait faire la différence.

Toile protectrice absente, manque de lumière et sable trop mou sont quelques-uns des éléments qui rendent la pratique de la balle-molle peu sécuritaire à Rouyn-Noranda. La Ligue de balle-molle a pourtant interpellé la Ville à plusieurs reprises au cours des dernières années, mais sans véritable succès. 

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©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Anne Blondin

La toile qui bloque les rayons du soleil a été endommagée au cours de l’hiver et n’a toujours pas été remplacée. La Ville de Rouyn-Noranda a confirmé en avoir fait la commande, mais n’est pas en mesure de dire à quel moment elle pourra être installée.

Les améliorations demandées concernent le principalement au terrain D’Iberville, à côté de l’école secondaire du même nom. «Cette année, plusieurs équipes nous ont signifié qu’elles ne voulaient même pas jouer sur ce terrain, a fait savoir Francis Robichaud, président de la Ligue de balle-molle. Elles le considèrent comme dangereux et je suis d’accord avec elles. On s’en fait parler régulièrement. Je suis surpris qu’il n’y ait pas eu de blessures sérieuses en raison de la condition du terrain.» 

Les activités de la Ligue de balle-molle sont concentrées au terrain D’Iberville et à celui aménagé à proximité de l’aréna Jacques-Laperrière. Ce dernier est également utilisé par la Ligue de balle lente de Rouyn-Noranda ,qui compte 19 équipes. 

Une véritable risée 

Le Tournoi annuel de balle-molle de Rouyn-Noranda s’est déroulé du 26 au 28 juillet. Beaucoup moins d’équipes, dont plusieurs de l’extérieur, s’y sont inscrites comparativement aux années précédentes. «La raison qu’elles évoquaient presqu’à chaque fois, c’est que nos terrains sont dangereux», a soupiré M. Robichaud. 

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Plusieurs joueurs de Rouyn-Noranda abondent dans le même sens. «Nous avons à peu près les pires terrains de l’Abitibi-Témiscamingue. Ce n’est pas normal que le terrain d’une municipalité comme Béarn soit plus beau qu’ici. À Béarn, le champ est gazonné, alors qu’à Rouyn-Noranda, on est pris dans du sable de plage à la grandeur», ont-ils illustré. 

«Ce n’est pas normal que le terrain d’une municipalité comme Béarn soit plus beau qu’ici» - Joueurs de la Ligue de balle-molle 

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©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Anne Blondin

En l’absence de toile protectrice, les joueurs qui évoluent au terrain D’Iberville doivent trouver des moyens de bloquer les rayons du soleil.

Les problèmes du terrain D’Iberville 

De plus, selon Francis Robichaud ainsi que plusieurs joueurs interrogés, le terrain D’Iberville aurait été construit dans le mauvais sens. «Les joueurs font face directement au soleil, ce qui les empêche de bien voir, a expliqué le président. Habituellement, il y a une toile qui le cache partiellement. Or, en raison de l’hiver rigoureux que nous avons connu, la toile n’a pas résisté. La Ville nous assure qu’elle a été commandée, mais nous jouons sans elle depuis le début de la saison.» 

Lorsque la nuit tombe, les lumières au champ ne sont pas assez nombreuses. «Il faudrait ajouter un à deux autres lampadaires pour qu’on puisse bien suivre la balle à la noirceur. C’est sans compter la hauteur de la clôture au champ, qui arrive aux genoux ou aux cuisses des joueurs», a ajouté M. Robichaud. 

Un autre élément dénoncé est l’accès dangereux au marbre. «Le terrain a creusé de chaque côté où se trouvent les frappeurs. Lorsque le frappeur fait contact avec la balle, il doit enjamber le marbre avant de courir vers le premier but. Lorsque le coureur rentre au marbre, ça devient dangereux s’il doit glisser», ont indiqué des joueurs de la ligue qui désiraient conserver l’anonymat. 

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©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Anne Blondin

Au terrain D’Iberville, les joueurs au champ doivent composer avec une clôture très basse. Celui-ci a enjambé la clôture pour aller récupérer la balle après le circuit d’un adversaire.

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©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Anne Blondin

Alors que la partie vient tout juste de commencer, les pas effectués par les joueurs laissent déjà d’importantes marques au sol.

Sable non-adapté 

Par ailleurs, le sable utilisé pour les deux principaux terrains de balle-molle ne conviendraient pas à leur vocation. «C’est un sable excessivement mou. On dirait du sable de plage. C’est dangereux pour la course», a souligné Francis Robichaud. 

Canal d’égout 

Le terrain de l’aréna Jacques-Laperrière a aussi besoin de quelques travaux pour améliorer la sécurité des joueurs. Le problème majeur est une bouche d’égout située dans la zone des fausses balles au troisième but. Étant presque de la même couleur que le sable, elle est difficile à distinguer. Bien qu’elle ne soit pas à proprement parler sur le terrain, il arrive fréquemment que les joueurs tentent d’attraper les fausses balles à cet endroit. Durant l’été 2018, la Ville avait même installé un cône orange dessus pour avertir les joueurs. 

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©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Anne Blondin

Au terrain de l’aréna Jacques-Laperrière, une bouche d’égout se trouve dans la zone des fausses balles. Les joueurs vont régulièrement tenter d’attraper les balles à cet endroit.

Une des priorités de la Ville 

Le directeur du Service des loisirs, culture, vie communautaire et soutien aux organismes, Jean Mercier, a constaté la dégradation des terrains et a fait savoir que leur remise en état est une des priorités de la Ville de Rouyn-Noranda. 

«L’amélioration des terrains de balle-molle figure dans le plan directeur que nous avons mis en place en 2017. C’est l’un des cinq enjeux que nous avons ciblés avec l’ajout d’un nouveau bassin aquatique et d’un gymnase avec une surface synthétique. Par contre, il n’y avait pas de budget alloué pour cela en 2019. Les budgets sont attribués par les élus. Si les élus choisissent de prioriser un autre dossier, je dois respecter leurs décisions», a indiqué Jean Mercier. 

Il a fait savoir que des analyses doivent d’abord être réalisées afin de connaître les besoins et les priorités. Selon ses dires, cette analyse pourrait être réalisée en 2020. «Nous avons un nombre suffisant de terrains pour répondre aux besoins actuels, mais il est vrai qu’ils doivent être plus sécuritaires», a-t-il admis. 

Le cas du terrain D’Iberville est un peu plus complexe parce que celui-ci appartient officiellement à la Commission scolaire de Rouyn-Noranda. 

Toile à venir 

M. Mercier a confirmé qu’une toile pour bloquer les rayons du soleil a bel et bien été commandée par la Ville au cours des derniers mois. «Étant donné qu’il s’agit d’un équipement très spécifique, il n’y a pas un grand nombre de fournisseurs. Nous sommes en attente de notre commande. La toile sera installée dès que nous la recevrons», a-t-il souligné. 

Nouveau terrain à Granada? 

 

Jean Mercier a par ailleurs confirmé qu’un projet incluant des terrains de balle-molle à Granada figurait dans les plans de Ville. Toutefois, en raison du financement, le projet a débuté sans l’ajout de l’infrastructure sportive. 

«Nous avons choisi de construire un parc pour enfants. C’était une priorité pour les gens du quartier et c’est vrai qu’il y avait peu d’infrastructures pour les jeunes de ce secteur», a-t-il expliqué. 

L’ajout de terrains de balle-molle dans ce secteur pourrait avoir lieu dans quelques années, à condition, bien sûr, de trouver du financement. 

©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Anne Blondin

La toile qui bloque les rayons du soleil a été endommagée au cours de l’hiver et n’a toujours pas été remplacée. La Ville de Rouyn-Noranda a confirmé en avoir fait la commande, mais n’est pas en mesure de dire à quel moment elle pourra être installée.

©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Anne Blondin

Le sable utilisé pour le terrain ne convient pas aux terrains de baseball. Des trous se forment près du marbre lors des parties.

©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Anne Blondin

En l’absence de toile protectrice, les joueurs qui évoluent au terrain D’Iberville doivent trouver des moyens de bloquer les rayons du soleil.

©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Anne Blondin

Alors que la partie vient tout juste de commencer, les pas effectués par les joueurs laissent déjà d’importantes marques au sol.

©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Anne Blondin

:Au terrain D’Iberville, les joueurs au champ doivent composer avec une clôture très basse. Celui-ci a enjambé la clôture pour aller récupérer la balle après le circuit d’un adversaire.

©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Anne Blondin

u terrain D’Iberville, seulement deux lampadaires éclairent l’ensemble du terrain, ce qui est insuffisant selon les joueurs. L’installation d’un à deux autres lampadaires supplémentaires pourrait faire la différence.

©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Anne Blondin

Au terrain de l’aréna Jacques-Laperrière, une bouche d’égout se trouve dans la zone des fausses balles. Les joueurs vont régulièrement tenter d’attraper les balles à cet endroit.

Commentaires

6 août 2019

Nathalie Caron

Pas juste ce terrain là, allez voir le Mouska 4 ou des jeunes de 13-16 ans jouent. La moitié des filets sont percés ou brisés, bravo pour la sécurité.

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