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10 août 2019

Lucie Charest - lcharest@lexismedia.ca

Jeu vidéo et terrain de sport: pas si étrangers que ça

L’envers de la Fortnite World Cup, où William Paquin-Brien a remporté 225 000 $ US

William Paquin-Brien

©Gracieuseté

William Paquin-Brien, un champion du jeu vidéo Fortnite, demeure les pieds sur terre. Il continue de s’entraîner de 35 à 40 heures par semaine.

Si vous demandez à William Paquin-Brien, récemment entré dans le top 10 mondial du jeu vidéo Fortnite, et à son frère, Félix Fortin-Brien, un gars d’action, ce qui les distingue l’un de l’autre ils échangeront un regard complice et répondront qu’ils se ressemblent plus qu’il n’y paraît.

Ce n’est pas tous les jours qu’un jeune Québécois de 15 ans mérite une bourse de 225 000 $ US. C’est ce qui est arrivé à William Paquin-Brien, le 27 juillet, lorsqu’il a atteint la 10e place au championnat mondial de Fortnite, un jeu vidéo regroupant plus de 200 millions d’adeptes à travers le monde.

L’événement s’est tenu devant 14 000 spectateurs dans le stade de tennis Arthur-Ashe, à New York. Originaire du Témiscamingue, William Paquin-Brien était accompagné de membres de sa famille, dont son frère aîné, Félix Fortin-Brien, 23 ans, qui étudie en Management du sport à l’Université Brock en Ontario.

Différents et semblables à la fois

De prime abord, tout un chacun serait porté à penser que ces deux frères vivent dans des univers aux antipodes l’un de l’autre.

Il y a deux ans, Félix partait seul en road trip pour 83 jours, visiter 30 villes qui accueillent chacune une équipe de la LNH, question d’en apprendre encore plus sur l’univers où il entend évoluer.

De son côté, William, qui avait découvert les jeux vidéo, a rapidement compris qu’il avait un talent inné en jouant à Fortnite. Il s’adonne à ce jeu de 35 à 40 heures par semaine en plus de ses études, où sa moyenne générale est de 84 %.

Pour participer à ce championnat, William devait parapher des contrats de plusieurs pages rédigés en anglais seulement afin de joindre une équipe. C’est là que son grand-frère est intervenu.

 

«Il y avait tellement de détails à régler, mais il fallait qu’il reste concentré pour son championnat, a indiqué Félix Fortin-Brien. Je suis parfaitement bilingue et j’étudie dans ce secteur. Cette compétition de jeux vidéo est aussi structurée qu’un match sportif d’une ligue majeure. Il y a des équipes, des commanditaires, des contrats à signer. En m’occupant de l’aspect logistique, William pouvait demeurer concentré, garder son focus.»

Félix Fortin-Brien

©Gracieuseté

Après toutes les émotions qu’il a vécues, Félix Fortin-Brien poursuivra ses études en Management du sport à l’Université Brock et gardera un œil sur l’évolution de la carrière de son jeune frère dans cet univers bien singulier du jeu vidéo.

«Ça demande une grande capacité de concentration et de gestion de la pression» - William Paquin-Brien

Un sport comme un autre

Un simple entretien avec les deux jeunes hommes révèle que l’univers du jeu vidéo s’apparente à celui de la compétition sportive de haut niveau à de multiples égards.

«Ça demande une grande capacité de concentration et de gestion de la pression, a fait observer William Paquin-Brien. Car même si tu es seul quand tu joues et que personne ne t’observe, la pression que tu t’imposes est là. Ça demande également une grande dextérité avec le clavier.»

Beaucoup de points en commun

Sans surprise en fin de compte, les deux jeunes hommes partagent davantage de points communs que de différences marquées. Les deux pratiquent des sports tels que le tennis, le hockey et le golf. Les deux performent bien au niveau académique. Et les deux sont originaires du Témiscamingue où, visiblement, une bonne étoile brillait au moment de leur naissance. Ils y reviennent régulièrement en visite. Leur père, Pierre Brien, y a d’ailleurs laissé sa marque à titre de député du Bloc québécois, de 1993 à 2003.

Commentaires

10 août 2019

Germain Gaudet

BRAVO .....William .....

11 août 2019

Marco B Paquin

Excellent papier qui résume parfaitement la relation entre les deux frères, la réalité de ce jeu qui demande des habités exceptionnels. Deux jeunes adultes qui sont calmes, humbles et qui désirent simplement se dépasser. Le sociologue français Dumazedier écrivait il Il plus de 30 ans que que le jeu avait des de formidable caractéristiques et impacts sur l’humain «  le jeu permet aux être humains qui le pratique de de distraire, se développer, se détendre et se dépasser ». William vit à merveille les 4D de Dumazedier. Pour ce qui de Félix, que demander de mieux ? Il a l’opportunité de mettre déjà en pratique la théorie qu’il reçoit. Sa bienveillance permet à William comme vous le mentionnez de demeurer « focus » sur son évolution technique et stratégique. Lui permet aussi de garder une forme physique en pratiquant des sports extérieurs comme le tennis. Félicitations aux parents de relever avec brio le défi de tous les parents: savoir encadrer, guider, aimer William et Félix sans les freiner et les castrer. Bonne journée à tous les gens de l’Abitibi-Témiscamingue ! Marco

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