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28 août 2019

Anne Blondin - ablondin@lexismedia.ca

Les commissions scolaires sous respirateur artificiel

L’avenir n’a jamais paru aussi incertain

CSRN_Daniel_Camden

©Archives

Pour le président du conseil des commissaires de la CSRN, Daniel Camden, le projet de loi visant la transformation des commissions scolaires en centres de services va résulter en une perte de connexion entre les écoles et leurs milieux puisque les décisions seront prises à Québec.

Lors du premier Conseil des commissaires de la Commission scolaire de Rouyn-Noranda (CSRN) de l’année 2019-2020, qui a eu lieu le 27 août, le président, Daniel Camden, a déclaré qu’il s’agissait de l’année charnière pour les commissions scolaires, qui sont dans l’attente du projet de loi qui les abolira. 

Le gouvernement caquiste de François Legault a indiqué que le projet de loi prévoyant le remplacement des commissions scolaires par des centres de services ainsi que l’abolition des élections scolaires serait déposé dès cet automne à l’Assemblée nationale. Dans l’attente du sort qui sera réservé aux commissions scolaires ainsi qu’à ses élus, M. Camden a tenu à rappeler à ses membres les fondements de leur mandat. 

«Nous devons revenir à l’essentiel et travailler pour les jeunes et leur offrir les meilleurs services qui soient», a-t-il déclaré en ouvrant la séance du Conseil des commissaires et qui pourrait bien être la dernière rentrée que vivra l’organisme. 

«Dire qu’on va donner plus de pouvoirs aux écoles en se débarrassant des élus locaux, qui prennent des décisions locales, en connaissance de cause et en étant redevables à la population locale, ça ne fait pas de sens» - Daniel Camden 

Concentrer les décisions à Québec 

Daniel Camden veut sensibiliser la population à ce qui est en train de se produire à l’aube du dépôt du projet de loi, dont bien peu d’éléments sont connus pour l’instant. 

«Pour moi, dire qu’on va donner plus de pouvoirs aux écoles en se débarrassant des élus locaux, qui prennent des décisions locales, en connaissance de cause et en étant redevables à la population locale, ça ne fait pas de sens. Je ne vois seulement qu’une chaîne de décisions qui s’éloigne des élèves, des parents et des milieux. Pour moi, c’est une grosse perte pour les régions et tous les milieux», a-t-il dénoncé. 

Selon M. Camden, en enlevant les élus scolaires, le gouvernement va sans l’ombre d’un doute rapatrier les pouvoirs décisionnels à Québec. «Même si l’on met un conseil d’administration en place, si le boss du DG de la commission scolaire est le ministre de l’Éducation au lieu d’un groupe de parents élus, je regrette, mais nous n’avons plus de pouvoir local», a-t-il répété. 

Parallèle avec la Santé 

«Le gouvernement veut se débarrasser du pouvoir local, a lancé le président de la CSRN. On peut établir le parallèle avec ce qui s’est produit dans le domaine de la Santé, où le conseil d’administration est nommé par le ministre et peut être remplacé s’il ne dit pas comme le ministre. J’invite d’ailleurs les gens à demander à leurs amis qui travaillent dans le domaine de la Santé ce que la réforme a changé pour eux depuis que le DG et le conseil d’administration sont nommés par Québec.» 

Faible participation 

Un des principaux arguments du gouvernement caquiste en faveur du démantèlement des commissions scolaires est le faible taux de participation aux élections scolaires. Daniel Camden a apporté une nuance à cet argument. 

«Pour les élections municipales, le gouvernement investit 500 000 $ dans la publicité alors que 35 000 $ ont été investis pour les élections scolaires. C’est important de souligner cette situation et de ne pas se fier qu’au taux de participation. Il faut surtout se baser sur le rôle de la commission scolaire dans son milieu», a-t-il fait valoir. 

Campagne publicitaire 

À cet égard, la Fédération des commissions scolaires du Québec a lancé une campagne de sensibilisation afin de mieux faire connaître le rôle des élus scolaires. «Le Conseil des commissaires est aussi important que les comités de parents. Ils ont des rôles complémentaires. Il faut simplement que les gens sachent à quoi nous servons», a conclu Daniel Camden. 

Commentaires

29 août 2019

Rock Martin

Une majorité de gens ne connaisses pas l'existence des élections scolaire d'une part. De l'autre, la moitié des gens ne vote ps au élection fédérale et provinciale, alors imaginez lau niveau scolaire. L'implication des québecois à la société québecois est plus que minime, on fait de la philosophie de salon. Constatons le résultat. Que peut on faire pour que les gens s'implique d'avantage et se renseigne d'avantage... Voilà la vrai question.

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