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03 septembre 2019

Thierry de Noncourt - tdenoncourt@lexismedia.ca

Grève des taxis jeudi

Rouyn-Noranda et La Sarre

Taxi Rouyn-Noranda crise

©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Thierry de Noncourt

Les chauffeurs de Rouyn-Noranda et La Sarre devraient être en grève jeudi.

Les chauffeurs de taxis de Rouyn-Noranda et probablement ceux de la Sarre devraient être en grève le jeudi 5 septembre, en opposition au projet de loi 17 du gouvernement du Québec, qui prévoit la fin des permis de taxi.

Les chauffeurs sont donc invités par l’Association des taxis des régions du Québec (ATRQ) à prendre part à cette grève tournante, qui se déroulera à différents moments aux quatre coins du Québec. Les services jugés essentiels devraient être maintenus. Les chauffeurs de Taxi-Union et Co-op Taxi de Rouyn-Noranda ainsi que de Taxi 6000 de La Sarre devraient participer. 

Le projet de loi 17, actuellement à l’étude, prévoit l’abolition du système de permis en cours pour permettre la régularisation de services comme ceux offerts par Uber ou Lift ou d’autres, ceux—là indépendants. 

Une catastrophe pour plusieurs chauffeurs locaux 

Les chauffeurs de taxi locaux se retrouvent dans une situation intenable avec ce projet de loi. Pour plusieurs d’entre eux, la revente du permis représentait une part importante de leur fonds de pension, étant donné qu’ils sont travailleurs autonomes. Un permis de taxi pouvait valoir de 30 000 $ à 45 000 $, alors que sa valeur a chuté dramatiquement avec le projet de loi. 

Denis Martel, porte-parole de l’ATRQ en région, souhaite que le plus grand nombre possible de chauffeurs participent au mouvement, malgré qu’ils n’y soient pas obligés parce que non syndiqués. «On a eu un mandat de grève il y a quelques semaines. C’est un mouvement coopératif et ça le dit: ça dépend de la volonté de chacun. Il y en a qui sont plus frileux; ça les inquiète», a-t-il indiqué. 

L’ATRQ soutient que si le projet de loi 17 est adopté, des propriétaires de taxis perdront des investissements importants. M. Martel a mentionné l’exemple d’un chauffeur de 41 ans de métier qui voit sa retraite totalement chamboulée avec cette loi. Selon lui, certaines personnes qui font appel à un taxi devraient recourir à une ambulance en absence de ce service. Plusieurs personnes âgées seront aussi pénalisées parce que, comme elles ne sont pas toutes à l’aise avec les technologies de l’information, elles pourraient avoir de la difficulté à recourir à des services comme ceux d’Uber. 

Denis Martel ne croit pas non plus qu’il y a une crise dans l’industrie qui justifie l’abolition des permis de taxi. Il rappelle du même souffle que les taxis sont soumis à des règles sévères comme la possession d’une assurance responsabilité et des prix fixes, contrairement aux nouveaux joueurs. 

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