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04 septembre 2019

Anne Blondin - ablondin@lexismedia.ca

Le documentaire «Noranda»…35 ans plus tard

Le Comité ARET fera un visionnement public au Cégep

AB-DocumentaireNoranda

©Patrick Rodrigue - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

La population est invitée à participer au visionnement et à une discussion avec Daniel Corvec, Robert Monderie et Richard Desjardins autour du documentaire de 1984 «Noranda».

Le Comité Arrêt des rejets et émissions toxiques de Rouyn-Noranda (ARET) organisera, le jeudi 5 septembre dès 19h à la Salle aux usages multiples du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue, un visionnement public du documentaire Noranda en compagnie de ses principaux artisans. 

Paru en 1984, le documentaire faisait le portrait des conséquences de la pollution industrielle produite par la Fonderie Horne. Réalisé par Daniel Corvec et Robert Monderie et narré par Richard Desjardins, Noranda était le résultat d’une enquête mené par les deux réalisateurs. 

À la suite des premiers résultats de l’étude de biosurveillance effectuée à l’automne 2018 à l’école Notre-Dame-de-Protection et les résultats inquiétants, le Comité ARET a jugé pertinent de faire une présentation publique du documentaire suivi d’un échange avec Daniel Corvec, Robert Monderie et Richard Desjardins. 

«Un de nos membres a vu ce film récemment et nous trouvions intéressant de le partager. Nous avons discuté avec Richard Desjardins lors de son plus récent passage au Festival des Guitares du Monde. Nous lui avons soumis l’idée et il la trouvait excellente. On veut montrer que la problématique n’est pas nouvelle et avoir un autre regard sur la situation», a expliqué la porte-parole du Comité ARET, Mireille Vincelette. 

L’activité est ouverte à tous et gratuite. 

Gestes d’éclat 

Au cours du FME, le Comité ARET a planté plusieurs pancartes dans le Vieux-Noranda pour attirer l’attention sur la problématique de l’arsenic dans le quartier. Sur ces pancartes à vendre, il était possible de lire «Trop d’arsenic». Simultanément, le Comité ARET a fait parvenir une lettre au ministre régional Pierre Dufour en réaction à l’entrevue qu’il avait accordée à Radio-Canada, le 23 août. 

Ab-DocumentaireNoranda

©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Anne Blondin

Au début du FME, le Comité ARET a installé plusieurs pancartes à vendre sur le terrain des maisons du Vieux-Noranda.

«Notre position est qu’il faut rapidement trouver une solution pour diminuer la quantité d’arsenic dans l’air ambiant de Rouyn-Noranda et faire en sorte que la Fonderie Horne respecte la norme gouvernementale québécoise, qui est établie à 3 nanogrammes par mètre cube. C’est la seule chose qui soit acceptable pour nous», a indiqué Mme Vincelette. 

Jusqu’à présent, le Comité ARET n’avait pas reçu de réponse de la part du ministre Dufour. 

Pas informés 

Le Comité ARET estime que les autorités publiques ont tenu la population du Vieux-Noranda dans l’ignorance depuis des années. Même si, dans sa lettre au ministre Dufour, son organisme cite des documents produits dès 1982, la porte-parole maintient qu’il y a eu un manque d’informations à ce sujet. 

«La problématique de l’arsenic était connue des instances gouvernementales, mais n’était pas connue largement auprès de la population. Il n’y a jamais eu d’avis pour informer que cela pouvait être dangereux de s’établir dans ce quartier ou des choses comme cela. Je pense que c’était très légitime et raisonnable de croire qu’il y avait des normes au Québec et qu’elles doivent respectées par tous», a fait valoir Mireille Vincelette. 

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