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04 septembre 2019

Lucie Charest - lcharest@lexismedia.ca

On réclame toujours un sommet régional sur le transport collectif

La Conférence des préfets fait valoir les impératifs des territoires

autobus de ville Rouyn-Noranda

©>( Photo L’Éclat/Le Citoyen – Archives/Thierry de Noncourt

Seulement 1 % du budget du transport collectif est actuellement attribué aux régions.

La Conférence des préfets de l’Abitibi-Témiscamingue (CPAT) poursuit ses pressions auprès de Québec pour la tenue d’un sommet régional sur le transport collectif.

Dans le cadre de la Tournée régionale sur le financement de la mobilité au Québec, Claude Reid, député de Beauharnois et adjoint parlementaire du ministre des Transports du Québec, s’est rendu à Rouyn-Noranda, le 3 septembre. La CPAT lui a fourni les résolutions et appuis de 18 territoires de MRC ainsi que de plusieurs associations en provenance de partout au Québec.

«Le dernier budget du gouvernement du Québec ne contenait rien pour le transport collectif interurbain régional, a déploré Claire Bolduc, présidente de la CPAT et préfète de la MRC de Témiscamingue. L’absence d’équité dans le financement des initiatives en transport collectif au Québec devient préoccupante. Je pense que l’appui de plusieurs MRC du Québec démontre avec éloquence cet état de fait.»

Aux quatre coins du territoire

Chacun à leur façon, les autres préfets ont signalé des éléments questionnables dans les sommes allouées au transport collectif. Par exemple, Pierre Corbeil, préfet de la MRC de la Vallée-de-l’Or, a mis en relief que, quoique légitimes, les besoins de la métropole et de la capitale n’étaient pas uniques.

«Plusieurs régions du Québec composent avec des réalités et des besoins en transport collectif régional interurbain qui se retrouvent dans l’angle mort des fonctionnaires de Québec», a-t-il souligné.

De son côté, la préfète de la Ville-MRC de Rouyn-Noranda, Diane Dallaire, a rappelé que le transport collectif et interurbain relève spécifiquement de Québec. «Cela dépasse largement nos territoires et juridictions», a-t-elle insisté.

Enfin, Sébastien D’Astous, préfet de la MRC d’Abitibi, n’a pas manqué de relever quelques conséquences entraînées par le sous-financement consenti au transport collectif régional, notamment dans le cas de déplacements médicaux d’un territoire à un autre, où toutes les populations en subissent les impacts.

«Nous tenons à poursuivre nos démarches, a-t-il prévenu. Nous espérons que le gouvernement articulera une vision du transport collectif dans une perspective globale qui inclura, cette fois-ci, véritablement toutes les régions du Québec.»

De longue date

Le dépôt de ces appuis est loin d’être la première représentation effectuée auprès de Québec. En février 2019, l’Administration régionale Baie-James avait également ajouté sa voix à cette demande effectuée par la CPAT il y a 19 mois. Le dépôt d’un avis au ministère des Transports dénonçait alors l’absence chronique d’investissement et de stratégie gouvernementale en ce qui a trait au transport collectif interurbain dans les régions du Québec.

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