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Élections fédérales 2019

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11 septembre 2019

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

«On fonde beaucoup d’espoirs sur ces comtés-ci»

Le Parti libéral veut récupérer le vote progressiste de la région

Pablo Rodriguez

©Martin Guindon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Député d’Honoré-Mercier et ministre du Patrimoine canadien et du Multiculturalisme, Pablo Rodriguez est aussi coorganisateur de la campagne électorale du Parti libéral du Canada.

POLITIQUE. Le Parti libéral veut réaliser des gains au Québec pour assurer sa réélection, le 21 octobre. Pour ce faire, il mise notamment sur le vote progressiste exprimé dans certaines régions, dont l’Abitibi-Témiscamingue.

«On fonde beaucoup d’espoirs sur ces comtés-ci, mais il faut faire le travail, a confié le coorganisateur de la campagne du PLC, Pablo Rodriguez, lors de son passage à Amos, le 30 août. Pour avoir un gouvernement libéral et non conservateur, il faut gagner des comtés comme ceux-ci. Le Québec va jouer un rôle clé. On y détient 40 comtés, mais on pense être capable d’y faire des gains, surtout au niveau des comtés du NPD, parce qu’on y retrouve un vote progressiste qui s’oppose au vote conservateur.»

Or, les circonscriptions électorales Abitibi-Témiscamingue (AT) et Abitibi-Bais-James-Nunavik-Eeyou (ABJNE) votent historiquement pour des partis plus progressistes. C’est d’autant plus le cas depuis 2011, après avoir offert deux mandats consécutifs aux néodémocrates Christine Moore et Romeo Saganash. Tous deux ne solliciteront pas un troisième mandat.

Des valeurs différentes

«Avec ce qu’on a offert au niveau de l’environnement, de l’aide à nos aînés et de l’aide aux familles avec de jeunes enfants, on pense qu’on a une approche progressiste qui correspond aux souhaits et aux aspirations de ceux qui ont voté NPD dans le passé. Pour former le prochain gouvernement, de façon réaliste et sans vouloir minimiser personne, il est fort probable que ce soit le Parti libéral ou le Parti conservateur. Et sur le plan des valeurs, nous sommes très différents», a insisté celui qui est aussi ministre du Patrimoine canadien et du Multiculturalisme.

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Il a évoqué notamment le débat des dernières semaines sur le droit des femmes de choisir chez les conservateurs, sur leur intention d’abolir la taxe carbone s’ils sont élus et la menace qu’ils posent pour la culture. «C’est quelque chose de très important. Il y a 300 organismes culturels dans votre région. Nous, on a investi, les conservateurs ont coupé la dernière fois. Je pense que le contraste est assez important, que les gens ont choix clair à faire», a affirmé Pablo Rodriguez.

Campagne positive

Le député d’Honoré-Mercier a pu côtoyer les deux candidates libérales de la région, Claude Thibault (AT) et Isabelle Bergeron (ABJNE) lors de son passage. Il souhaite une campagne positive qui mettra l’accent sur ses candidates.

«J’ai passé pas mal de temps avec notre candidate Claude Thibault hier. Elle nous a présenté beaucoup de gens. Elle est bien connue et appréciée. Ça m’a permis de parler avec elles des principaux enjeux. On est très contents de l’avoir avec nous. Je suis aussi très heureux d’être là pour l’investiture de Mme Bergeron, où j’aurai le plaisir de prononcer un discours», a-t-il indiqué, en faisant allusion à l’assemblée d’investiture du 30 août, à Val-d’Or.

 

L’importance de faire campagne

Pablo Rodriguez dirigera de nouveau la campagne électorale de son parti au Québec, cette fois dans un contexte bien différent. «On avait six députés au Québec et pas une cenne en 2015. Là, on a 40 députés et un peu de sous. Ça aide, mais il faut comprendre que les campagnes font une différence, encore plus aujourd’hui que jamais. On est à un bon endroit pour partir, mais il faut faire le travail. Et en bout de ligne, il faut le faire avec beaucoup d’humilité, parce que ce sont les gens qui décident. Nous, on va offrir le meilleur de nous-mêmes, avec de bons candidats et un bon programme. Ensuite, les gens décideront», a-t-il fait valoir.

 

L’avenir des médias

Alors que le Parti conservateur venait de réitérer son intention de rejeter le programme d’aide aux médias de 595 M $ sur cinq ans s’il prenait le pouvoir, Pablo Rodriguez a saisi la balle au bond pour rappeler l’importance de soutenir les médias canadiens face à la crise qui les menace présentement. Il souhaite moderniser les lois afin que tous évoluent dans le même système. Il attend les recommandations d’un groupe d’experts à ce sujet.

«Ce qui est clair, c’est que les règles du jeu vont changer. Tous ceux qui bénéficient du système doivent aussi contribuer», a-t-il assuré. L’aide à court terme viendra quant à elle de deux programmes d’aide, l’un de 595 M $ en crédits d’impôt sur la masse salariale et l’autre de 50 M $ additionnels pour les régions moins bien desservies. «Il faut que les gens aient accès à leurs nouvelles locales. Ils doivent pouvoir savoir ce qui se passe à leur hôtel de ville, mais aussi ce que fait leur député fédéral à Ottawa», a-t-il fait valoir.

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