Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Environnement

Retour

13 septembre 2019

Marc-André Gemme - magemme@lexismedia.ca

Industries dérangeantes à La Sarre: la Ville prise entre l’arbre et l’écorce

Les milieux humides posent toujours un problème au développement

AIM recyclage La Sarre ferrailleur

©Photo L'Éclat/Le Citoyen – Marc-André Gemme

Environ 44 % des terrains de la Ville de La Sarre sont présentement considérés comme des terres humides. Ceci ralentit énormément le développement économique de la Ville.

Depuis plusieurs mois, de nombreux citoyens de La Sarre se plaignent d’industries situées à proximité de résidences. Or, la Ville aurait des solutions, mais le problème lié aux milieux humides l’empêche de bouger.

Situées respectivement aux entrées est et nord de La Sarre, les entreprises AIM Recyclage de métal et Multiblast causent beaucoup de maux de tête à certains résidents. Or, les solutions, pour l’instant, sont difficiles à mettre en place au niveau de l’administration municipale, entre autres à cause du règlement sur les milieux humides, qui empêche le développement du parc industriel situé sur la route 111. 

Les ferrailleurs 

À la suite de la vente de Legault Métal au géant ArcelorMittal Produits longs Canada, la Ville affirme que les discussions vont bon train avec cette dernière. «On a un atelier de travail de prévu avec ArcelorMittal et les citoyens affectés le 17 septembre», a annoncé le maire de La Sarre, Yves Dubé, lors du conseil municipal de septembre. 

Les problèmes perdurent plutôt avec AIM. Avant d’annoncer un atelier ou des consultations publiques, la Ville veut s’assoir avec les ministères des Transports et de l’Environnement pour avoir le plus d’information à transmettre aux citoyens. «La période estivale n’aidant pas, nous mettons tous les efforts possibles en place pour obtenir une rencontre d’ici la fin octobre», a indiqué M. Dubé. 

Multiblast 

L’entreprise Multiblast a déjà défrayé les manchettes à cause de son commerce de conteneurs. L’entreprise offre des services de décapage et de nettoyage au jet de sable ou de soda. Elle fait également la réfection et la vente de conteneurs. La Ville de La Sarre avait modifié son règlement pour mieux encadrer cette activité, mais selon un citoyen, l’entreprise serait encore délinquante à plusieurs niveaux. La directrice générale de la Ville, Isabelle D’Amours, n’a pas voulu discuter du dossier lors de la séance publique du conseil. 

«Il y a deux ans, quand j’ai commencé à me plaindre, on me disait que la compagnie n’avait pas eu de permission pour s’installer», a affirmé Lucien Richard, citoyen de La Sarre, lors de la période de questions du 3 septembre. 

Le directeur de l’urbanisme, David Poirier, a expliqué qu’à l’origine le site de l’entreprise devait être utilisé pour faire l’entreposage de conteneurs. Or, aujourd’hui l’entreprise fait du sablage, de la peinture et plusieurs autres activités qui ne seraient pas autorisées par le règlement municipal. 

«Si ça continue, ils vont avoir un droit acquis», a lancé M. Richard. Affirmation à laquelle David Poirier a répondu qu’un droit acquis ne s’applique que lorsque l’utilisation du terrain est légale. 

Les mains liées par les milieux humides 

La Ville de La Sarre serait heureuse de pouvoir accommoder ces deux entreprises en les aidant à déménager dans son parc industriel. Or, le règlement sur les milieux humides fait en sorte que tous ses terrains sont maintenant considérés humides ou potentiellement humides. 

«Présentement, le développement municipal est pratiquement arrêté à cause de ce règlement, autant au niveau résidentiel qu’industriel», a mentionné Isabelle D’Amours. 

La MRC d’Abitibi-Ouest travaille sur le dossier depuis plusieurs mois et demande à ce que la MRC au complet soit exemptée de ce règlement en raison de sa situation unique au Québec. 

«Présentement, si on voulait développer une route de 300 mètres, un agrandissement du Centre de valorisation et un site pour AIM, qui s’en irait là, ça nous coûterait 750 000 $ juste en compensations pour les milieux humides, a souligné la directrice générale. Tous les projets qu’on devait relocaliser sont présentement sur la glace à cause de ça. Malheureusement, en attendant, certains de nos citoyens sont pris en otage. À l’heure actuelle, nous avons les mains liées.» 

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média