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28 septembre 2019

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Sayona dit avoir les outils pour relancer North American Lithium

L'entreprise précise pourquoi elle veut acheter la mine de La Corne

Sayona Brett Lynch

©Martin Guindon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Brett Lynch, directeur général de Sayona Mining.

MINES. Sayona Mining a causé une certaine surprise en annonçant le 16 septembre qu’elle souhaitait acquérir la mine North American Lithium. La société australienne croit toutefois détenir les outils pour réussir où déjà plusieurs autres ont échoué.

Devant une soixantaine de membres de la Chambre de commerce et d’industrie du Centre-Abitibi, les dirigeants ont précisé leur vision, le lendemain à Amos. Ils souhaitent combiner les activités du projet Authier à La Motte avec celles de la mine de La Corne, une synergie qui devrait mener au succès des deux opérations, selon eux.

«Il y a une difficulté inhérente à la nature du gisement et on prétend, chez Sayona, avoir dans notre équipe des gens qui connaissent l’opération. Altura Mining opère déjà une entreprise de production de spodumène à 6 %, exactement ce qu’on veut faire. Ça, c’est un des ingrédients. Ensuite, on pense que le gisement de qualité avec de larges veines et une facilité d’extraction qu’offre le gisement Authier, combiné à celui plus complexe de North American Lithium, va nous donner un mélange vraiment intéressant. On croit que nous serons les seuls à présenter une offre aussi près de ce dont North American Lithium a besoin pour enfin rendre ses opérations rentables», a précisé en entrevue Guy Laliberté, chef de la direction de Sayona Québec.

Une expertise d’opération

Altura Lithium Mining est une compagnie sœur australienne, d’où proviennent trois des administrateurs de Sayona Mining. Elle produit 220 000 tonnes de concentré de spodumène par année à Pilbara, en Australie. Une expertise que Sayona entend mettre à profit.

«Ce n’est pas comme si nous n’avions jamais fait ça. Nous ne sommes pas un manufacturier de piles. CATL (propriétaire actuel) est un fabricant de piles qui essaie de faire une mine. Il faut apporter quelque chose de différent. Si nous étions pour refaire la même chose qu’eux, on n’irait pas. Ce sera un défi. On sait que produire du lithium est plus complexe que de produire, disons du minerai de fer. On aura accès à toutes les données dans le data room en octobre et on va travailler sur une proposition au cours des six prochains mois», a souligné Brett Lynch, directeur général de Sayona Mining.

Un partenaire financier

Si elle parvient à faire l’acquisition de North American Lithium, Sayona s’affairerait d’abord à relancer les opérations minières avec l’objectif de rentabiliser le concentrateur, qui traiterait aussi le minerai extrait à Authier. Dans une seconde phase, elle injecterait entre 30 et 50 M $ dans une usine de carbonate de lithium.

«Bien sûr, la question de la capacité financière soulevée plus tôt est importante. Nous ne ferions pas cette annonce sans avoir vérifié si nous avions les appuis financiers nécessaires. Ce serait avec des partenaires, bien sûr, parce que Sayona comme entreprise junior a minimalement deux partenaires. Altura, dont on a déjà parlé, et un partenaire financier qui dit: on va vous suivre, on est là. Et ce partenaire connaît Altura, connaît Sayona et connaît le marché du lithium», a assuré Guy Laliberté.

 

Tourné vers le marché nord-américain

S’appuyant sur une étude de la firme Hatch, Brett Lynch a expliqué la chute des prix du lithium par une offre qui a crû plus vite que la demande, notamment en Australie. Or, le creux actuel entraînera la fermeture des mines moins rentables. La demande continuera d’augmenter, ce qui devrait tirer le prix vers le haut à partir de 2022.

Le directeur général estime que le projet Authier rencontre trois caractéristiques qui devraient lui permettre de se tailler une place sur les marchés. D’abord, elle pourra maintenir des coûts de production faibles grâce à sa proximité du marché américain. Sa production devrait aussi être fiable et le lithium qu’il produira sera de qualité, grâce à la pureté du gisement Authier.

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