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11 janvier 2019

Marc-André Gemme - magemme@lexismedia.ca

Une famille de réfugiés syriens arrive à La Sarre

Michel de Maupeou, Nicole Bruneau

©Photo L'Éclat / Le Citoyen – Marc-André Gemme

Michel de Maupeou et son épouse Nicole Bruneau font partie des 10 parrains qui vont accueillir une famille de cinq Syriens en Abitibi-Ouest.

Une dizaine de parrains travaillent depuis deux ans afin d’accueillir une famille de réfugiés syriens à La Sarre. Au début janvier, avec seulement 10 jours de préavis, ils ont appris que la famille en question arriverait le 18 janvier.

«Tout à commencé il y a un peu plus de deux ans. J’avais entendu parler qu’il se faisait du parrainage au Québec pour les familles de réfugiés, a expliqué un des parrains, le médecin retraité Michel de Maupeou. J’avais même entendu dire qu’un groupe d’Amos s’apprêtait à en accueillir une.» 

Une collègue du Dr de Maupeou lui a lancé l’idée de parrainer à leur tour une famille, idée qui lui a tout de suite plu. «D’habitude, ça prend trois ou quatre parrains pour accueillir une famille, a-t-il indiqué. On a réussi à trouver 10 personnes qui étaient intéressées à leur venir en aide.» 

Ensemble, les 10 parrains ont amassé une somme de 20 000 $ qui a été placée en fiducie par l’organisme Accueil Parrainage Outaouais. Cette somme permet d’assurer un an de loyer et d’aide financière à la famille. 

Près de deux ans d’attente 

Ils ont complété le dossier en octobre 2016, mais n’ont été soumis à l’étude qu’en février 2017. Depuis, les parrains attendaient des nouvelles. 

Tout ce qu’ils savent de la famille, c’est qu’elle compte cinq membres: un homme de 37 ans, son épouse de 27 ans, leurs deux enfants de 1 et 3 ans ainsi qu’une grand-mère de 76 ans. Le père était chef cuisinier dans son pays. Les parrains espèrent donc qu’il pourra bien s’intégrer à La Sarre avec ses talents. 

Appui important de la communauté 

Lorsqu’ils ont reçu l’appel de l’organisme, les parrains ont appris que la famille de réfugiés arriverait au Québec 10 jours plus tard. «C’est très court, mais on se compte chanceux parce qu’on nous avait avertis que ça pouvait être un délai aussi court que 48 heures», a affirmé Nicole Bruneau, une des marraines de la famille. 

Avec ce très court délai, les parrains ont dû mettre les bouchées doubles afin de trouver un logement, des meubles et des vêtements chauds pour la famille. «Heureusement, la réponse de la population de La Sarre a été immédiate: depuis qu’on a publié une requête d’aide sur les réseaux sociaux, on reçoit plusieurs appels par jour», a expliqué Michel de Maupeou. 

L’aide de la communauté ne s’est d’ailleurs pas limitée qu’aux meubles et aux vêtements. Une ancienne employée de l’hôpital de La Sarre qui a déménagé à Montréal a offert de louer la maison dont elle est encore propriétaire à un prix très raisonnable. Le voisin de cette maison a proposé son véhicule et sa remorque pour aller chercher et déménager des meubles. Certains commerçants de la ville ont remis des certificats cadeaux pour aider la famille à s’établir une fois à La Sarre. 

Beaucoup d’adaptation 

Bien que les parrains ne connaissent pratiquement rien sur la famille qui va débarquer le 18 janvier, ils ont entendu dire que le père de la famille parlait un peu le français. 

«Ça serait un très gros avantage pour l’adaptation de la famille, parce qu’on sait que ça peut prendre au moins un an avant de commencer à maîtriser le français», a souligné Michel de Maupeou. 

Outre la langue, la famille syrienne aura à s’adapter à bien des choses, la première étant les conditions climatiques très différente de son pays d’origine. De plus, comme elle a été plongée en plein cœur du conflit syrien à Homs, la famille vit dans l’insécurité et la peur depuis plusieurs années. Le simple fait d’arriver dans un nouvel endroit sera difficile. 

«Il faut les avertir que, si jamais ils entendent des explosions, ce sont simplement des feux d’artifice et que c’est lié à des réjouissances, a lancé le Dr de Maupeou. Ils devront également apprendre à faire confiance aux autorités. Là-bas, la police est souvent corrompue.» 

«C’est aussi une adaptation pour des choses aussi simples que d’aller à l’épicerie. C’est probablement très différent ici par rapport à chez eux», a souligné Nicole Bruneau. 

Les parrains espèrent donc que la générosité légendaire des gens de l’Abitibi-Ouest permettra à cette famille de bien s’intégrer à La Sarre et qu’elle trouvera ici un havre de paix. 

Commentaires

11 janvier 2019

monique poulin

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