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02 janvier 2019

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Des reptiles au service de l’éducation

Les élèves prennent grand soin de leurs pensionnaires

Classe labyrinthe reptiles

©gracieuseté

L’un des groupes de l’enseignante Kathleen Boutin (au centre) pose avec sa pensionnaire, la tortue Clyde.

ÉDUCATION. Des reptiles du refuge mis en place par Tommy St-Laurent au Labyrinthe des insectes sont au service de l’éducation dans trois classes de la Commission scolaire de l’Or-et-des-Bois.

«Les gens m’apportent des petits reptiles au Labyrinthe, parce qu’ils doivent s’en départir pour différentes raisons. Je leur ai fait un petit refuge dans ma salle de bioconfinement», explique l’entomologiste amossois.

Ceux-ci requièrent toutefois un minimum de soins et avec le temps, le Labyrinthe s’est retrouvé avec plusieurs reptiles en double. C’est là que Tommy St-Laurent a eu l’idée d’offrir aux classes qu’il visitait d’en héberger un.

«Dans le fond, je leur offre de prendre un petit reptile en pension durant l’année scolaire. Je leur fournis tout le matériel, une petite formation et j’assure le suivi. Ils n’ont qu’à en prendre soin, lui trouver de la nourriture et le manipuler en classe. Je vais le reprendre pour la saison forte à l’été. Ils seront plus faciles à manipuler», estime-t-il.

Clyde Vivarium tortue Labyrinthe

©gracieuseté

Une meilleure vue de Clyde dans son vivarium.

«Je suis certaine qu’ils vont avoir hâte de revenir en classe après le congé des Fêtes» - Kathleen Boutin

Igor Uromastix Labyrinthe vivarium

©gracieuseté

Le groupe de maternelle de Cindy Boudreau, à Senneterre, a la garde d’Igor, un uromastix.

Dans trois classes

Cindy Boudreau et Marie-Josée Ménard, enseignantes de maternelle au Pavillon Saint-Paul à Senneterre, ainsi que Kathleen Boutin, qui enseigne les sciences à l’école secondaire Le Transit à Val-d’Or, ont embarqué dans le projet. Les deux premières prennent soin de lézards (uromastyx et dragon barbu), alors que la classe de Kathleen, qui voit défiler les 160 élèves de ses six groupes, héberge une tortue léopard.

«Tommy est venu faire une présentation dans notre école à la fin octobre et il avait expliqué son projet à une enseignante. J’arrivais d’un congrès où j’avais suivi un atelier sur l’insertion des animaux en classe, alors ça m’intéressait déjà comme projet», raconte Kathleen Boutin.

Clyde la tortue a fait son arrivée dans la classe au début du mois de décembre. Les élèves ont convaincu l’IGA du centre-ville de Val-d’Or de s’impliquer en leur fournissant gracieusement fruits et légumes pour la nourrir.

«Les élèves ont vraiment embarqué. Ils sont fiers de s’en occuper et ils emmènent leurs amis des autres classes pour leur montrer. Je n’ai presque plus rien à faire. Ils lui coupent ses fruits et ses légumes, nettoient le vivarium, la sortent tous les jours. C’est une tortue terrestre d’une quinzaine de centimètres qui mange le double de sa grosseur. J’ai formé des experts dans chacun des groupes», explique-t-elle.

La tortue magique

L’insertion de Clyde en classe s’est donc très bien déroulée. Kathleen Boutin poursuit plusieurs objectifs avec ce projet. La tortue permet d’abord de sensibiliser les élèves au vivant.

«C’est aussi un outil d’autogestion. Les élèves sont calmes en sa présence. S’ils parlent trop fort quand ils la sortent, elle se cache dans sa carapace. Je l’appelle ma tortue magique. Clyde a aussi créé une chimie dans le groupe. Les élèves apprennent à se connaître autrement. Ils comprennent aussi la responsabilité de s’occuper d’un animal. Ils sont attentionnés, développent leur autonomie et leur confiance en soi», affirme Kathleen Boutin, qui héberge Clyde à la maison durant la pause des Fêtes.

Des matières scolaires sont intégrées au projet. En français, ils ont rédigé la lettre pour la demande à IGA. En mathématiques, ils calculeront des factures. «Elle est arrivée trop tard cette année pour l’intégrer à mon module sur les espèces et l’évolution, mais si je le refais l’an prochain, je pourrai faire les liens», fait valoir l’enseignante de sciences.

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