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10 octobre 2019

Thierry de Noncourt - tdenoncourt@lexismedia.ca

La colère gronde à la suite des propos de Legault

Crise de l’arsenic

Manifestants arsenic Rouyn-Noranda Gazoduq

©Photo L’Éclat/Le Citoyen – Thierry de Noncourt

Le Comité ARET, tout comme la mairesse Diane Dallaire et la Conférence des préfets, considèrent comme inacceptables le peu de cas dont le premier ministre François Legault semble faire du problème de l’arsenic à Rouyn-Noranda.

La mairesse de Rouyn-Noranda, Diane Dallaire, a vivement réagi aux propos du premier ministre François Legault, qui a déclaré que les risques associés aux émanations d’arsenic dans le Vieux-Noranda sont minimes.

Elle demande une rencontre avec lui et continue de réclamer qu’un interlocuteur unique soit mandaté par le gouvernement pour faciliter les communications. 

«Nous sommes extrêmement déçus de la réponse du gouvernement, qui refuse de créer un comité interministériel et de nommer un porteur de dossier. Notre demande est tout à fait légitime et nous maintenons notre position. Nous avons d’ailleurs obtenu un appui sans équivoque de la part de l’ensemble des préfets de la région. C’est un signal fort que nous envoyons au gouvernement: les citoyens de Rouyn-Noranda sont en droit d’obtenir des réponses claires», a déclaré la mairesse. 

Elle entend talonner le gouvernement à ce propos. «Il s’agit de la santé des enfants!», a-t-elle martelé. 

Préfets 

La Conférence des préfets de l’Abitibi-Témiscamingue (CPAT) a joint sa voix à celle de Mme Dallaire. «Les préfets jugent très raisonnable la demande de Rouyn-Noranda, une demande mesurée et répondant à un besoin manifeste de leadership devant être assumé par le gouvernement», a déclaré Claire Bolduc, présidente de la CPAT et préfète du Témiscamingue. 

«Nous ne pouvons rester insensibles lorsqu’un des territoires de notre région obtient ce genre de rétroaction du gouvernement, et ce, dans un dossier aussi complexe et sensible que celui de l’arsenic», a ajouté Sébastien D’Astous, préfet d’Abitibi. 

Des propos indignes d’un premier ministre 

Les membres du Comité ARET se sont déclarés choqués par les propos de François Legault. 

«Le premier ministre devrait lire lui-même le rapport [de biosurveillance], lâcher les croyances et se fier sur les connaissances. Nous sommes exposés à des agents dangereux (arsenic, plomb, cadmium), qui entrent dans le corps de nos enfants et le nôtre, et il est prouvé que ces agents dangereux ont des effets sur la santé. Que faut-il de plus au premier ministre?», s’est indignée Valérie Fournier, porte-parole du Comité. 

«Nous convenons qu’il ne s’agit pas d’une épidémie qui tue en 24 heures, mais ces agents dangereux grugent la santé de la population à petit feu. Pour nous, le risque n’est pas minime, il est intolérable. On ne peut négocier la santé de nos enfants», a fait valoir Mireille Vincelette, du Comité.

Commentaires

10 octobre 2019

Chantal Rocheleau Mercier

Le premier ministre devrait faire respecter les normes pour la santé de nos enfants.

11 octobre 2019

Michel

La fonderie ne peux, n'a jamais et ne pourra jamais respecter les normes du fait de l'environnement, de la temperatures, du rechauffement climatique, des normes non respectees de la fonderie Horne, du vieillissement des infracsturures

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