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23 octobre 2019

Marc-André Gemme - magemme@lexismedia.ca

La Polyno n’organisera plus d’après-bal pour les finissants

La direction de la CSLA explique sa décision controversée

jeunes party bal après-bal

©Photo tirée de Facebook

Sans l’ombre d’un doute, il y aura un après-bal pour les finissants de secondaire 5. Cependant, son organisation et sa supervision ne relèveront pas de la CSLA.

Récemment, de nombreux parents ont levé le ton sur les médias sociaux pour dénoncer le fait que la direction de la Polyno de La Sarre n’organisera pas d’après-bal pour les finissants de la cohorte 2019-2020. La direction de la Commission scolaire du Lac-Abitibi (CSLA) a justifié sa décision lors du conseil des commissaires du 22 octobre.

«Je trouve qu’on a besoin d’un peu plus de transparence de la direction pour expliquer la raison pourquoi elle a pris la décision de ne pas autoriser d’après-bal dans les locaux de la Polyno et d’interdire aux enseignants et aux employés de participer à l’élaboration de cette fête comme ils le faisaient dans les années antérieures», a lancé le commissaire Steve Fontaine à la direction de la CSLA. 

Des rumeurs circulaient sur les médias sociaux depuis quelque temps comme quoi la direction de la Polyno avait annoncé qu’elle n’aiderait plus les jeunes à organiser cet événement traditionnel qui suit la cérémonie de diplomation. 

«Quelles sont les vraies raisons derrière ça? Quand on dit que le rôle d’une école, c’est d’appuyer les élèves du début jusqu’à la fin, est-ce que la fin ne devrait pas inclure la soirée de graduation?», s’est interrogé M. Fontaine. 

Des ouï-dire 

La directrice générale de la CSLA, Isabelle Godbout, a rapidement répondu qu’aucune communication officielle de la part de la direction n’avait été faite à ce sujet. «Actuellement, nous sommes en réflexion, a-t-elle expliqué. Or, c’est une réflexion qui se passe depuis plusieurs mois, voire des années.» 

Elle a raconté qu’au cours des dernières années, l’après-bal avait été pris en charge par un comité de parents, mais qu’avec le temps, cette tâche avait été reprise par l’école et les enseignants. 

«On s’est aperçu qu’on était en train de gérer des mineurs et de l’alcool, a souligné la directrice générale. Depuis plusieurs années, la direction de la Polyno nous questionne à cet effet et ma réponse est toujours la même: s’il se passe quelque chose, c’est la CSLA qui est responsable et nous ne pouvons pas cautionner ça.» 

Dernièrement, la direction s’est de nouveau penchée sur le sujet. Étant donné les risques de poursuites criminelles à plusieurs égards, elle a décidé de poser son pied à terre et de ne plus prendre part à l’organisation d’un après-bal. 

La direction entend s’asseoir avec le comité étudiant afin de trouver des solutions, mais si la CSLA ou le personnel de la Polyno s’implique dans un événement quelconque, ce sera sans alcool. 

Contrôler ou laisser faire? 

La direction de la CSLA demeure bien consciente qu’il y aura un après-bal, peu importe ce qu’elle décide. Une chose semble cependant sûre, c’est que l’événement ne se passera pas dans un de ses établissements scolaires, ni sur ses terrains. 

Le commissaire Steve Fontaine, qui est aussi parent d’un finissant de secondaire 5, estime qu’il serait tout de même plus sage d’encadrer de telles célébrations afin d’en minimiser les risques. «Est-ce qu’on préfère, en tant que commission scolaire et en tant que parents, avoir un certain contrôle des élèves dans un environnement que l’on connaît ou les laisser faire un peu partout?», a-t-il lancé. 

Comité de parents 

La direction suggère qu’un comité de parents pourrait être mis en place pour organiser quelque chose de bien encadré, mais qu’au niveau de la CSLA, les risques sont trop élevés au niveau légal. Isabelle Godbout a admis qu’il est probable que tout se passe bien, mais a précisé ne pas vouloir attendre un événement tragique pour agir. 

 

Commentaires

24 octobre 2019

Karine

Ben oui vous aller toutes enlever les plaisirs ou récompenses des élèves demander vous après pourquoi les ados sont si terrible et dur à vivre !!!

24 octobre 2019

Jacques Gaumond

Je suis en accord avec Monsieur Fontaine, Je crois que les activités de fin de secondaire doivent être valorisées et bien encadrées. Ma fille est aussi finissante cette année et elle n'apprécie pas la volonté de la commission scolaire de la priver de cet événement. Imaginez le souvenir que vont avoir ces élèves qui finissent cette année de leur fin d'études secondaire... Les élèves de cette année mais aussi les élèves des années qui vont suivre car si nous croyons que c'est une décision valable, ça concerne tous les élèves qui son à la Polyno et qui y seront dans les prochaines années... Ne devrais-on pas penser que la qualité de la célébration qui entoure la fin des études est un enjeux qui concerne l'école. Le sentiment d'appartenance et la fierté d'avoir évolué dans un milieu de vie dépend des souvenirs positifs qui nous y rattachent. Je crois que les directions d'école et de commissions scolaires devraient veiller à ce que leurs élèves emporte avec eux le meilleur souvenir possible de leur école une fois partis. Ce n'est pas en privant les élèves qui désirent s'engager dans l'organisation des fêtes de fin d'étude secondaire du soutien du personnel de la commission scolaire que l'on va donner un message positif. La commission scolaire est un employeur majeur dans notre région et plusieurs parents d'élèves sont aussi des employés de la commission scolaire. Penserais-t-on priver une équipe sportive du support d'entraîneur compétent sous prétexte que la pratique sportive comporte des risques... Sérieusement, quand on prend une mauvaise décision, il vaut mieux se rétracter que de s'enfoncer dans l'erreur. Redonnez aux élèves qui s'impliquent dans le comité du bal le support dont ils on besoin.

26 octobre 2019

Danielle Gauthier

Est-ce qu’on parle de bal de finissants ou de l’après-bal où les finissants et leurs amis s’en donnent à coeur joie avec l’alcool et autres substances? Je comprends la Commission scolaire de ne pas chapeauter le 2e évènement!

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