Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique Rabaischocs.com

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Économique

Retour

23 octobre 2019

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Transformer le risque en opportunité

Ressources Pershimex pourrait tirer profit d’un minerai entreposé depuis plus de 60 ans au sud-ouest de Belcourt

Pershimex_mine_Pershing_Manitou

©Bibliothèque et Archives nationales du Québec – Fonds Ministère de la Culture et des Communications - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Le projet Courville s’étend sur un large territoire entre Barraute et Senneterre. On y retrouve notamment l’ancienne mine Pershing-Manitou, qui a été active durant les années 1940.

La Corporation Ressources Pershimex pourrait envoyer jusqu’à 2000 tonnes d’un minerai aurifère entreposé à la surface depuis plus de 60 ans, dans les environs de la petite municipalité de Belcourt.

La société junior de Rouyn-Noranda possède une immense propriété du nom de Courville, qui s’étend sur 132 km2 entre Barraute et Senneterre. Plusieurs travaux d’exploration y ont été effectués au cours des 15 dernières années par l’ancien propriétaire, Ressources Pershimco, mais ils avaient été mis sur la glace lorsque le projet phare de cette dernière, Cerro Quema au Panamá, est passé à la vitesse Grand V.

Nouvelle approche

En raison des difficultés qu’éprouvent les sociétés juniors à obtenir du financement pour leurs projets, la direction de Pershimex a opté pour une nouvelle approche.

Sur la propriété Courville se trouve l’ancienne mine Pershing-Manitou, localisée à moins de 10 km au sud-ouest de Belcourt. Une pile de minerai avait été entreposée par les opérateurs de l’époque, dans les années 1950, mais n’avait finalement jamais été traitée. Celle-ci contiendrait environ 2000 tonnes de minerai aurifère.

Pershimex a donc demandé au Centre technologique des résidus industriels du Cégep de l’Abitibi-Témiscamingue et à l’Unité de recherche et de service en technologie minérale de l’UQAT d’effectuer des tests sur des échantillons. Publiés le 22 octobre, les résultats ont rapporté des taux de récupération de l’or de 95 %, avec une teneur moyenne en or de 10 grammes par tonne de minerai (g/T Au). Les tests ont aussi confirmé que le minerai n’est pas générateur d’acide.

Projet audacieux d’autofinancement

Forte de ces résultats, Pershimex ira donc de l’avant avec un projet audacieux. En expédiant les 2000 tonnes de minerai de Pershing-Manitou dans un moulin à forfait pour les faire traiter, elle utilisera le produit de la vente d’or pour autofinancer la remise en opération d’une partie de l’ancienne mine.

«Nous avons décidé d’avancer nos projets en essayant de transformer le risque en opportunité, a fait valoir le PDG de la société, Robert Gagnon, par voie de communiqué. Nous croyons que l’ancienne mine Pershing-Manitou est un atout non négligeable qui nous permettrait de nous financer sans diluer l’entreprise.»

Les données historiques de Pershing Gold Mine – qui datent de 1950 et sont donc, par conséquent, non conformes aux normes actuelles – ont en effet indiqué que le pilier de surface de Pershing-Manitou pourrait encore contenir 43 350 tonnes de minerai affichant une teneur en or de 7,9 g/T Au. De nouveaux travaux de forage sont d’ailleurs en préparation afin de confirmer en profondeur les résultats obtenus dans les échantillons de surface.

Commentaires

25 octobre 2019

evangeliste asselin

Je suis opérateur de treuil

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média