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21 novembre 2019

Anne Blondin - ablondin@lexismedia.ca

Des services à la petite enfance risquent de disparaître

Avenir d’enfants se termine en juin 2020

AB-Relevailles-Repit

©Photo Depositphotos/AntonioGuillemF

Les parents qui bénéficient des services de relevailles-répit en région pourraient voir ce service être interrompu en juin 2020 en raison d’un manque de financement.

La fin d’Avenir d’enfants en juin 2020 met en péril plusieurs services de proximité en périnatalité qui ont été implantés en Abitibi-Témiscamingue au cours des dix dernières années. Malgré les retombées positives, le manque de financement pourrait mettre un terme à tous ces efforts.

Mis sur pied en 2010 grâce à des fonds provenant du gouvernement du Québec et de la Fondation Lucie et André Chagnon, l’organisme à but non lucratif va perdre la moitié de son financement puisque l’engagement de la Fondation Lucie et André Chagnon vient à échéance en juin 2020 et que rien ne laisse présager que le gouvernement va combler le manque à gagner. Face à l’incertitude, les organismes de l’Abitibi-Témiscamingue ont décidé de se réunir et de rendre publique leur situation dans le cadre d’une conférence de presse qui a eu lieu le 21 novembre.

Services multiples

Avenir Québec a permis, en région, le déploiement de services de proximité pour venir en aide aux nouveaux parents qui en sentent le besoin lors de leur retour à la maison. C’est par le biais de travailleuses de milieu qui se rendent dans les foyers qu’un support est apporté aux familles qui bénéficient des services de relevailles-répit.

«Les services que nous offrons prennent différentes formes selon les besoins exprimés par la famille: conseils à l’alimentation pour leurs enfants, temps de répit pour les parents, services ménagers et même orientation des parents vers différents services dans le réseau de la santé ou des services sociaux quand cela est nécessaire», a expliqué une travailleuse de milieu de la MRC Abitibi, Marie-Claude Lemay.

Les différents organismes qui offrent ces services dans la région ont l’intention de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour obtenir le financement nécessaire pour leur maintien.

«Le fait d’être soutenus les aide aussi à se sentir plus compétents en tant que parents» - Lucie Audet

Des effets bénéfiques

Les impacts de ces services en Abitibi-Témiscamingue ont été mesurés dans le cadre du projet «Lucioles». Les résultats obtenus lors de cette consultation démontrent la nécessité de ces services.

«Un des principaux éléments qui est ressorti, c’est que les parents qui ont reçu les services de relevailles étaient moins stressés et moins fatigués. Ils peuvent ainsi passer du temps de qualité avec leurs enfants. Le fait d’être soutenus les aide aussi à se sentir plus compétents en tant que parents», a souligné Luce Audet, du Regroupement local de partenaires jeunesse de la Vallée-de-l’Or.

«Le trois quart des familles que nous avons soutenues font une demande pour ne recevoir qu’un seul service, a poursuivi Mme Audet. Mais lorsqu’on débute nos interventions, on se rend compte qu’il y a plusieurs autres besoins émergents.»

«Comme nous, les travailleuses de milieu, ne venons pas des services sociaux, il nous est plus facile de créer un lien avec les parents et les familles. On sert aussi à normaliser ce qui est vécu à la maison. Les parents ont le droit d’être dépassés par l’arrivée d’un bébé, mais nous sommes là pour leur venir en aide», a raconté Mme Lemay.

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