Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique Rabaischocs.com

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Culture

Retour

23 novembre 2019

Lucie Charest - lcharest@lexismedia.ca

Karl Chevrier expose à la Galerie du Rift pour une 2e fois

13 ans se sont écoulés entre les deux expositions

Karl Chevrier

©Lucie Charest - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Karl Chevrier est réputé pour créer des œuvres dont le discours conduit à la connaissance l’un de l’autre et à la guérison.

Pour sa deuxième présence en 13 ans à la Galerie du Rift, l’artiste algonquin Karl Chevrier invite les visiteurs à s’imprégner de sa culture à l’intérieur même d’un tipi érigé dans la grande salle d’exposition.

«Les gens pourront entrer dans l’espace intime de ma création», a indiqué Karl Chevrier, un artiste de la Timiskaming First Nation, située près de Notre-Dame-du-Nord. Ils pourront s’imprégner du discours de mes œuvres.»

Il faut savoir que Karl Chevrier est réputé pour créer un pont entre les communautés avec son art, un pont vers la compréhension des cultures, un pont vers la guérison de son peuple. «Nous n’avons pas le choix de nous comprendre: nous partageons le même territoire», a-t-il fait observer.

«Anishinabe Ocitcikewinik»

Son exposition, «Anishinabe Ocitcikewinik», illustre les thèmes qui lui sont chers: son territoire, les aînés, les êtres humains, leurs joies, leurs douleurs. C’est un artiste engagé, défenseur de son environnement, par les enseignements donnés aux jeunes et aux adultes. Sa production multidisciplinaire vient de la nature, de la récupération, de l’histoire de ses ancêtres. Il parle de ses racines, de son environnement social, politique et historique.

«Les gens pourront entrer dans l’espace intime de ma création» - Karl Chevrier

«Son art est un mélange de culture autochtone et d’art actuel, a noté Émilie B. Côté, coordonnatrice des arts visuels à la Galerie du Rift. Le but de son parcours est de toucher à l’imaginaire et de provoquer une réflexion chez le spectateur afin qu’il comprenne sa vision de la vie, dans un désir d’être un agent de changement.»

Jusqu’à il y a deux ans, M. Chevrier cumulait un travail dans le secteur construction et de nombreuses heures pour sa propre création. Il est maintenant tellement en demande qu’il a choisi de se dédier entièrement à son œuvre.

Autres expositions

«L’Opéra d’Or, une Installation-Performance de Geneviève et Matthieu» est présentée simultanément à la galerie. Il s’agit d’une œuvre évolutive qui met en scène la voix d’artistes marginaux ambitieux dont la destinée n’est pas encore jouée.

Expo Rift

©Lucie Charest

Les œuvres de Sophie Lessard valent la peine qu’on s’y attarde.

Inspirés par l’esthétique baroque de l’opéra et le franc-parler de la culture hip-hop, Geneviève et Matthieu, de Rouyn-Noranda, incarnent des personnages et développent des outils dramatiques qui leur sont propres, tels que l’intrigue performative, la narration expérimentale et la transformation d’états. «L’Opéra d’Or» est une œuvre chorale, une installation et une trame sonore épique, un territoire non organisé qui se déploie en tableau vivant, presque vivant.

Enfin, ce sont les «Femmes plurielles», des œuvres de Sophie Lessard, qui accueillent les visiteurs dans la vitrine Espace découverte aménagée à l’entrée de la galerie. L’artiste de Ville-Marie présente des explorations en dessin et en peinture où le dénominateur commun est une volonté de saisir le fugace, cet instant suspendu, par le geste libre, spontané, comme une empreinte de l’intangible.

À compter du vernissage, le 22 novembre, ces trois expositions se poursuivent jusqu’au 19 janvier.

 

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média