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15 décembre 2019

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Un tournoi de soccer dans un contexte difficile

Le manque d’infrastructures sportives décrié

Soccer Rouyn-Noranda

©Patrick Rodrigue - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Plusieurs équipes du Festiboréal devront jouer au gymnase de l’école de l’Étincelle [anciennement Saint-Bernard], où les installations ne sont clairement pas adaptés pour ce genre de tournoi, qui peut réunir plus de 70 jeunes et autant de parents.

Alors que le Festiboréal bat son plein, certains parents ont décidé de dénoncer un peu la situation qu’ils vivent dans le soccer mineur à Rouyn-Noranda, alors que plus de 150 personnes ont dû se corder dans le gymnase de l’école primaire de L’Étincelle [anciennement Saint-Bernard] à Évain.

«C’est la deuxième fois qu’on tient un tournoi là. Habituellement, ils ont lieu dans les gymnases des écoles La Source ou D’Iberville ou encore au Cégep de l’Abitibi-Témsicamingue, qui sont appropriés», a expliqué Joane Boucher, mère d’un des joueurs impliqués. 

Cette année, il fallait faire un choix. Déjà, des équipes de soccer joueront à La Source et à D’Iberville, mais il était impossible d’utiliser les installations du Cégep, ce qui a contraint ce choix.

«Je ne pense pas que les enfants ont à payer pour le manque d’installations sportives à Rouyn-Noranda. Des événements comme ça, ça démontre le sérieux besoin qu’on a» - Joane Boucher

Manque d’espace 

Pour un tournoi avec moins d’équipes, le gymnase d’Évain pourrait convenir. Cependant, aucun espace n’est disponible pour manger ou tout simplement faire réchauffer un lunch qui aurait été préparé. Durant ce tournoi, les équipes ont des pauses d’un peu plus d’une heure, la plupart du temps. 

«Tout ce qu’on a, c’est un petit corridor de 12 pieds par 12 pieds qui se rend au gymnase. C’est dommage pour les gens qui viennent de l’extérieur. Il n’y a pas vraiment d’endroit pour s’asseoir et manger. Dans le gymnase, on est tous assis sur le bord et il n’y a aucun endroit pour les enfants pour bouger en attendant leur prochain match. Même après les matchs, comment l’entraîneur est supposé organiser son petit caucus pour souligner les bons coups et les choses à améliorer?», a fait valoir Joane Boucher. 

Avec 70 enfants et un potentiel d’une centaine de parents, ce ne sera pas nécessairement une ambiance plaisante dans ce petit corridor. «On n’aura pas non plus la même ambiance d’équipe, où les jeunes peuvent rester ensemble une bonne partie de la journée. On va devoir aller ailleurs parce qu’on ne peut pas vraiment rester sur place», a-t-elle évoqué. 

Penser aux jeunes 

Pour Mme Boucher, ce manque d’installations sportives à Rouyn-Noranda est dommage, surtout pour les jeunes. «C’est supposé être un festival. Les jeunes travaillent pour ce genre de tournoi. Ils sont contents de pratiquer, mais ils aiment ça, jouer des matchs. Ils s’entraînent pour performer», a-t-elle mentionné. 

«On parle de l’importance de faire du sport et d’être actif. Il y a plein de jeunes ici qui ont un intérêt pour le sport. Là, sans gymnase adapté, c’est difficile pour leur développement. Avec leur complexe multisport, les jeunes de Val-d’Or vont se développer plus rapidement», a-t-elle ajouté. 

Commentaires

16 décembre 2019

claude Banville

Notre Capitaine Diane Dallaire nous avait promis un complex sportif lors de la campagne électorale. A la première embûche, elle a abandonné. Beau modèle pour notre jeunesse.

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