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19 décembre 2019

Marc-André Gemme - magemme@lexismedia.ca

Avenir incertain pour l’immeuble de Victor-Cormier

La CSLA attend la réponse du Ministère pour statuer sur ce qu’elle fera

incendie Victor Cormier La Sarre

©Photo Le Citoyen - Marc-André Gemme

Les élèves de Victor-Cormier ont été relocalisés au pavillon L’Académie, quelques rues plus loin à La Sarre.

Le 15 novembre, le pavillon Victor-Cormier de l’école L’Envol de La Sarre a été partiellement incendié. Quelques semaines plus tard, la direction de la Commission scolaire du Lac-Abitibi (CSLA) attend toujours une réponse du ministère de l’Éducation quant à l’avenir de l’immeuble.

Une série d’experts en sinistres ont fait le tour du pavillon Victor-Cormier après l’incendie du 15 novembre afin de déterminer le destin de l’immeuble. La question en litige: est-ce qu’il vaut la peine de rénover l’immeuble ou faut-il le démolir et repartir à neuf. Outre cette question, la CSLA devra également démontrer le besoin d’une telle école à La Sarre. 

Le 6 décembre dernier, un évaluateur après-sinistre est venu regarder l’état de l’école pour faire son rapport final. La visite s’est faite en compagnie du directeur du service des ressources matérielles et informatiques, Éric Dupuis. Bien que ce dernier n’ait pas donné de détails sur l’évaluation de l’expert, il a mentionné que sa visite n’avait pas été longue. 

«C’est le seul rapport qu’il reste à déposer au Ministère pour qu’il détermine ensuite le sort de Victor-Cormier, a-t-il mentionné. Le rôle de l’inspecteur était de déterminer si on allait vers des rénovations majeures ou une destruction/reconstruction. Sans pouvoir confirmer quoi que ce soit, je peux vous dire que l’investigation n’a pas été longue.» 

La direction affirme avoir une bonne idée de l’avenir de l’école, mais ne peut pas encore dévoiler publiquement ce qu’il en sera. 

Pas d’assurances 

Rappelons que les écoles du Québec ne sont pas assurées par des compagnies privées. Le ministère de l’Éducation préfère courir le risque que d’engager des dépenses de plusieurs millions par année. Le cas de Victor-Cormier devient alors plus complexe puisque la CSLA devra prouver que les besoins en Abitibi-Ouest sont bel et bien réels pour convaincre le Ministère de reconstruire l’école. 

«On doit évaluer le pourcentage d’occupation, la clientèle et ses besoins particuliers, l’espace requis, etc.», a fait comprendre Éric Dupuis, lors du conseil des commissaires de décembre. 

La CSLA devra démontrer au Ministère que le déménagement temporaire des élèves de Victor-Cormier à L’Académie n’est pas une situation viable à long terme et que les besoins de La Sarre et de l’Abitibi-Ouest obligent à reconstruire une nouvelle école primaire. 

Une transition fluide 

La direction de la CSLA a bien réagi sous la pression à la suite de l’incendie. À peine 36 heures après l’événement, elle avait déjà mis en place un plan d’action et informé la population. Après une semaine de congé involontaire, les élèves de Victor-Cormier avaient ainsi été relocalisés au pavillon L’Académie. La transition entre les deux s’est faite à merveille, comme en a témoigné le commissaire parent Félix Guay. 

«De ce que j’ai su de nos jeunes et de leurs amis, l’intégration s’est très bien faite. Ils sont heureux de retrouver leurs classes d’origine et se mêlent bien avec les autres dans la cour de récréation. Les jeunes sont beaucoup plus malléables que bien des adultes», a-t-il affirmé. 

Lors de leur rentrée à L’Académie, les jeunes de Victor-Cormier se sont d’ailleurs fait accueillir par les élèves avec une collation afin qu’ils puissent faire connaissance entre eux. 

Vague de générosité 

Quelques jours après la tragédie, l’Abitibi-Ouest s’est levée pour ramasser de l’argent, des articles scolaires et des biens pour venir en aide aux jeunes et aux enseignants. La Ville de La Sarre a généreusement offert à la CSLA de gérer l’affluence de dons puisque cette dernière était déjà débordée par la gestion de l’incendie et du déménagement. «Tous les dons qui ont été faits par les gens et les organismes seront gérés par l’école de L’Envol et c’est l’équipe de l’école qui va gérer où ils iront en fonction des besoins», a signalé la directrice générale de la CSLA, Isabelle Godbout. 

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