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10 janvier 2020

Anne Blondin - ablondin@lexismedia.ca

C’est la fin pour le cours d’Éthique et culture religieuse

Il sera remplacé par un nouveau cours dont la vocation n’est pas encore déterminée

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©Depositphotos/Monkeybusiness

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, veut remplacer le cours d’éthique et culture religieuse par un cours dont le contenu n’est pas encore déterminé.

Le ministère de l’Éducation a l’intention de retirer le cours d’Éthique et culture religieuse et de le remplacer dès la rentrée scolaire 2022-2023. À la Commission scolaire de Rouyn-Noranda (CSRN), c’est par la voie des journaux que ce changement a été connu. 

Dans l’article signé par Hugo Pilon-Larose dans La Presse du 10 janvier, le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, a déclaré qu’il avait l’intention d’abolir le cours d’Éthique et culture religieuse qui avait été mis en place par le gouvernement libéral de Jean Charest en 2007 pour le remplacer par autre chose. Ce changement s’appliquera tant au primaire qu’au secondaire. 

Certains éléments qui étaient présents dans le cours actuel seront toutefois maintenus, comme «l’éthique, la pratique du dialogue, le respect de soi et des autres ainsi que la lutte contre les stéréotypes», peut-on lire dans l’article. 

Trop de place à la religion 

Le ministre de l’Éducation croit surtout que la religion occupe une trop grande place dans ce cours et que certains stéréotypes concernant les principales religions y sont encore transmis. Il veut ainsi revoir son importance au niveau du contenu. 

«Il faudra un espace beaucoup plus petit que celui que l’on a actuellement, mais un espace quand même. Si on veut comprendre la carte géopolitique du monde, la religion est un élément qui permet de comprendre les actions de certains pays», a-t-il fait valoir à La Presse. 

Jean-François Roberge a également fait savoir que huit thématiques serviront de guide pour l’élaboration du nouveau cours, qui n’a pas encore de nom, soit «la participation citoyenne et la démocratie; l’éducation juridique; l’écocitoyenneté; l’éducation à la sexualité; le développement de soi et des relations interpersonnelles; l’éthique; la citoyenneté numérique; et la culture des sociétés», est-il précisé dans La Presse. 

Les changements souhaités par le ministre Roberge ressemblent, en partie, aux contenus qui étaient enseignés dans l’ancien cours de Formation personnelle et sociale, qui a été aboli au début des années 2000. 

«Nous savions que le Ministère envisageait d’intégrer le contenu de l’éducation à la sexualité à l’intérieur du cours Éthique et culture religieuse, mais nous n’étions pas au courant qu’il voulait complètement changer ce cours» - Anne-Frédérique Karsenti 

Une décision inattendue 

C’est avec surprise que la directrice aux services éducatifs de la CSRN, Anne-Frédérique Karsenti, a appris la nouvelle en consultant les journaux, le 10 janvier. «Nous savions que le Ministère envisageait d’intégrer le contenu de l’éducation à la sexualité à l’intérieur du cours Éthique et culture religieuse, mais nous n’étions pas au courant qu’il voulait complètement changer ce cours», a-t-elle indiqué. 

Si le Ministère va de l’avant avec l’élaboration d’un nouveau cours, beaucoup de travail devra être fait pour tout mettre en place d’ici la rentrée 2022-2023. «J’imagine que nous serons appelés à faire partie des comités pour voir à l’élaboration de ce cours. Cela va aussi exiger de la formation pour notre équipe aux services éducatifs et pour notre personnel enseignant. Il devra aussi y avoir des discussions avec les enseignants et le syndicat… Ce changement représentera énormément de travail», a résumé Mme Karsenti. 

Peu d’accommodements 

Si le cours d’Éthique et culture religieuse était une question épineuse pour certaines commissions scolaires de la province, cela n’a jamais été le cas pour la CSRN. 

«Nous sommes très loin de la situation dépeinte dans les médias et vécue dans certaines commissions scolaires. Nous avons reçu très peu de demandes de dérogation ou d’accommodements raisonnables», a fait savoir Anne-Frédérique Karsenti. 

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