Carrières Avis de décès Classées Édition Électronique Rabaischocs.com

Recherche

Recherche par terme

Journaliste

Date de parution

_

Catégories

Culture

Retour

20 janvier 2020

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Jouliks: voir l’amour à travers les yeux d’un enfant

Jouliks

©Gracieuseté - Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue

Le film Jouliks de Mariloup Wolfe a créé une émotion très forte lors de présentation au Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue.

Présenté lors du Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue, le film Jouliks est présenté ce soir à 19h [20 janvier] au Théâtre. Film touchant, à travers les yeux de Yanna, 7 ans, on découvre une grande histoire d’amour à la fois magique et tragique entre un père et une mère.

:Pour Jeanne Roux-Côté, qui joue le rôle de la mère, cette vision de la jeune enfant est limpide. «Ses parents sont des dieux. Elle les regarde avec admiration et elle va les défendre bec et ongles», a-t-elle souligné.

«Elle a aussi beaucoup de lucidité. Elle sait que ce n’est pas rose. Elle comprend les non-dits. Par ses observations, elle comprend les enjeux importants. Elle a aussi une belle candeur. Le dénouement est déstabilisant, bouleversant», a ajouté Mariloup Wolfe.

Comme la jeune Yanna est la narratrice, on pourrait s’attendre à une certaine simplicité, mais il n’en est rien. «Elle décrit l’image avec une grande sagesse poétique», a mentionné la réalisatrice.

Le jeu de Lilou Roy-Lanouette est aussi très important. «Par son regard, sa candeur, ses expressions, son langage corporel, sa façon de bâiller, elle incarne bien le personnage», a fait savoir Mariloup Wolfe.

Revivre l’histoire

Pour la réalisatrice et son actrice, être au Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue (FCIAT) est aussi un moment important. «On ne découvre plus l’histoire. Les émotions, on les a vécues en le faisant, mais elles se perdent un peu dans le travail parce qu’on fait des choix. Un moment donné, il faut laisser aller le bébé. C’est quelque chose de voir le public rire et pleurer, être touché par le film. Pour moi, c’est un peu ma scène à moi», a avoué Mariloup Wolfe.

«C’est agréable de voir la portée, de voir les gens se remémorer des aspects de leur vie. Chacun peut se retrouver dans les personnages», a ajouté Jeanne Roux-Côté.

Il s’agit aussi d’un retour au FCIAT pour Mariloup Wolfe. «C’est super emballant d’être ici. J’y ai présenté mon premier court-métrage», a-t-elle rappelé.

La projection du film a aussi laissé la salle comblée d’émotions. «Le film a une saveur particulière. Il faut aller le voir pour découvrir à quel point. Des gens m’ont dit que le film restait avec eux, qu’il avait laissé une empreinte sur eux. C’est un cadeau d’entendre ça», a confié la réalisatrice.

Critique en quelques lignes: poignant

Les enfants ont une certaine naïveté vis-à-vis l’amour. Même si elle comprend ce qui se passe, la jeune Yanna est aussi un peu consciente des problèmes auxquels sa famille fait face. Sa détermination à préserver l’amour au sein de son milieu de vie est impressionnante. Cette histoire, avec une fin tout simplement puissante, vaut chaque minute.

Commentaires

Inscrivez votre commentaire

Politique d'utilisation Politique de confidentialité

Agence Web - Caméléon Média