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24 janvier 2020

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Rémi Côté coupable d’agression sexuelle

Le jugement survient quatre ans après les événements

Ab-Educaloi

©Photo Burst/Matthew Henry

Rémi Côté, 23 ans, a été reconnu coupable d’agression sexuelle.

Rémi Côté a été reconnu coupable d’agression sexuelle le 22 janvier au Palais de justice de Rouyn-Noranda. Demeurant maintenant dans la région des Bois-Francs, il a écouté le verdict par le biais de la vidéoconférence. 

Les faits remontent au 6 novembre 2015. La victime et l’accusé se retrouvent à la demeure de celui-ci. Les deux personnes se dirigent dans la chambre et commencent à s’embrasser. À ce moment, les versions divergent. 

Selon la victime, l’accusé lui aurait demandé de retirer son pantalon sur un ton qui n’était pas bête, mais pas doux. Il n’y aura aucune violence, mais Côté aurait tiré sur le chandail de la victime pour le retirer. Alors que les deux continuent leurs ébats sur le lit, l’homme tente d’avoir une relation sexuelle. La victime se rappelle lui avoir dit qu’elle n’aimait pas ça et qu’elle avait tenté de rapprocher ses jambes. 

De son côté, l’homme de 23 ans a indiqué n’avoir jamais arraché le chandail de la victime et que chacun s’était déshabillé seul. Il a senti que la victime n’était pas prête à avoir une relation et il a assuré avoir tout stoppé. Aucune relation complète n’a eu lieu entre les deux parties. 

À la suite de cet évènement, l’accusé va envoyer un texto à la victime pour lui indiquer qu’il ne croit pas qu’elle est son genre, mais qu’il souhaite tout de même rester ami avec elle. 

De son côté, la victime retourne chez elle et se confie à sa mère. Elle se rend ensuite à l’hôpital afin qu’une trousse médicolégale soit complétée avant de porter plainte. 

Lorsque les policiers se présentent à son domicile, l’accusé collabore, remet son cellulaire et complète une déclaration. 

Des conversations trompeuses 

Dans sa décision, le juge Marc E. Grimard a expliqué que les deux témoignages sont semblables. «Il n’y a que quelques distinctions comme celle où Monsieur aurait tiré sur le chandail, selon Madame, alors que celui-ci infirme. Madame ne se rappelle pas non plus quand elle a dit non, alors que monsieur affirme que c’est au moment d’avoir une relation complète», a-t-il indiqué. 

Le juge a choisi de ne pas croire la version de Rémi Côté. «Il fait face à une jeune femme qui est définitivement vulnérable. Au moment des conversations sur Messenger, il sait qu’elle n’a jamais eu de relations sexuelles. Elle indique qu’elle est à la recherche d’un chum. Et même lorsque l’accusé va la chercher, il n’y a pas beaucoup d’échanges entre les deux. Il arrive et ils s’en vont directement à la chambre. Selon l’accusé, Madame se serait déshabillée rapidement, alors qu’elle n’avait jamais eu de relations avant. Ça ne tient pas la route au niveau du caractère de celle-ci. Ces faits font en sorte que le Tribunal ne croit pas l’accusé et qu’il n’y a aucun doute raisonnable qui se crée», a fait valoir le juge Grimard. 

«On revient toujours au consentement, a-t-il enchaîné. Même dans les faits, ça ne fonctionne pas. Quand on fait l’exercice de ce que la jurisprudence a statué, on ne peut pas conclure qu’il y avait une croyance sincère, mais erronée. Il est invraisemblable qu’un individu, voyant cette jeune femme et la façon dont elle réagit, ne voie pas une personne vulnérable. Même en regardant les discussions sur le sexe qui ont été tenues avant, on comprend qu’elle le voyait dans le futur, alors que l’accusé le voyait immédiatement.» 

En raison de cela, Rémi Côté a été reconnu coupable du chef d’agression sexuelle. 

Des rapports à compléter 

L’avocate de Côté, Me Andréanne Laberge, a demandé la confection d’un rapport présentenciel et d’une évaluation psychosexuelle. L’accusé sera de retour en cour le 13 mai afin de recevoir sa sentence. 

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