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05 février 2020

Thierry de Noncourt - tdenoncourt@lexismedia.ca

Argent pour le transport collectif: un pas dans la bonne direction

Il reste cependant des efforts à faire, selon les élus de la région

Autobus Maheux

©Archives - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

La CPAT considère que l’annonce de la bonification de l’aide financière au transport collectif régional est une bonne nouvelle, mais que cela ne sera pas suffisant pour maintenir les services de manière pérenne.

L’annonce du gouvernement Legaut d’investir dans le transport collectif est un bon pas dans la bonne direction, mais on est loin de la coupe aux lèvres si l’on veut assurer la pérennité du service.

Le gouvernement consent à augmenter l’aide financière minimale pour un organisme qui assure le transport rural de 75 000 $ à 100 000 $ par année et de bonifier l’aide maximale à 375 000 $, soit 100 000 $ de plus que précédemment. Ainsi, pour chaque dollar alloué au transport collectif par une MRC, le gouvernement en donnera quatre, soit un dollar de plus qu’auparavant. 

L’ennui, c’est que les MRC de la région avaient déjà signifié que l’aide qu’elles avaient accordée ne serait pas renouvelée. «On accueille cette nouvelle de façon positive, mais on reste prudents. Ça ne devrait pas servir d’excuse au gouvernement pour ne pas poursuivre son travail là-dessus. Maintenant, ça va appartenir aux MRC de décider si elles contribuent ou pas», a expliqué Claire Bolduc, présidente de la Conférence des préfets de l’Abitibi-Témiscamingue (CPAT) et préfète de la MRC de Témiscamingue. 

Date butoir: 31 mars 

Les MRC et les municipalités l’ont exprimé par le passé: elles ne sont pas chaudes à l’idée d’assumer le financement du transport collectif et considèrent que c’est au gouvernement de le faire. Les contributions qu’elles avaient accordées arrivent à échéance le 31 mars. 

«Au-delà de cette date, on retombe avec des lignes dont les déficits sont trop importants pour être supportés par l’ensemble du réseau, notamment par la ligne principale vers Montréal», a confié Pierre Maheux, président du Groupe Maheux, qui compte encore sur l’assistance des MRC pour maintenir ses lignes régionales. 

L’entreprise a multiplié les efforts pour maintenir ses services et s’adapter aux réalités actuelles, notamment en offrant le service avec de plus petits autobus au Témiscamingue, pour réduire ses coûts d’opération. 

De leur côté, les préfets demandent toujours un sommet sur le transport collectif. «On l’a dit au ministre, on ne demande pas 400 M $. Avec 20 M $ [pour les régions], on peut faire un grand bout de chemin. On demande d’avoir les moyens de s’organiser dans nos régions», a renchéri, Mme Bolduc. 

Elle a aussi rappelé que le transport collectif régional représentait moins de 1 % du budget alloué au transport collectif au Québec. Elle a aussi souligné que si Autobus Maheux cessait ses activités en Abitibi-Témiscamingue, il serait presque impossible de rebâtir une telle infrastructure et qu’il fallait absolument conserver les acquis. 

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