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07 février 2020

Sophie Rouillard - srouillard@lexismedia.ca

Vague d’indignation régionale contre le projet de loi 40

L’opposition continue de se soulever

Émilise Lessard-Therrien Députée Rouyn-Noranda-Témiscamingue

©Photo capture d’écran – Séances de l’Assemblée nationale

Émilise Lessard-Therrien, députée de Québec Solidaire.

Divers organismes et personnalités de l’Abitibi-Témiscamingue continuent de s’opposer vivement au projet de loi 40, qui vise à abolir les commissions scolaires ou du moins à les transformer en simples centres de services, mais également concernant le manque d’écoute de Québec, qui a imposé un bâillon dans ce dossier. 

Ce bâillon, qui est une procédure employée par un gouvernement afin de limiter le temps consacré au débat sur un projet de loi pour accélérer son adoption, n’a pas manqué d’en faire réagir plus d’un. Ce vendredi matin, la députée solidaire de Rouyn-Noranda/Témiscamingue, Émilise Lessard-Therrien, a notamment fait connaître son mécontentement face à la situation.  

«On l’a compris, le premier ministre et le ministre de l’Éducation n’aiment pas les commissions scolaires. N’en déplaise à MM. Legault et Roberge, qui sont tous deux députés dans la région de Montréal, dans les régions rurales comme la mienne, les commissions scolaires jouent un rôle central dans le développement régional et elles constituent des contre-pouvoirs essentiels à Québec. Elles sont loin d’être des intermédiaires inutiles. Les gens d'Abitibi-Témiscamingue n’oublieront pas ce nouveau coup porté par la CAQ à l’autonomie des régions», déclare Émilise Lessard-Therrien. 

Ce n’est pas la première fois que des organismes ou des acteurs du monde économique, politique et de l’éducation s’opposent au projet de loi 40. Des élus municipaux, des chambres de commerce, des partenaires et des comités de parents ont exprimé leur opposition au projet actuel. 

«L’hyper centralisation de cette réforme et le bâillon sont des exemples patents de l’urgence dans laquelle ce gouvernement ne veut que réaliser des promesses électorales sans en analyser toutes les conséquences pour les acteurs du milieu scolaire et les services qu’ils rendent», estime Daniel Camden, président de la Commission scolaire de Rouyn-Noranda. 

«La Réforme Roberge est complètement déconnectée de nos urgences en éducation que sont la réussite de nos jeunes et leur persévérance»  - Daniel Camden, président de la Commission scolaire de Rouyn-Noranda 

Le ministre Dufour blâmé 

Plusieurs organismes pointent du doigt le ministre Pierre Dufour, responsable de la région, pour son inaction dans ce dossier. 

«L’éducation est un bien public qui concerne l’ensemble de la population. Considérant la mobilisation des acteurs contre ce projet qui met en péril la stabilité de notre système d’éducation ainsi que le pouvoir local de nos décisions en éducation, l’ACSAT exige du ministre régional, Pierre Dufour, qu’il représente les intérêts de la région et non seulement ceux de son parti», indique-t-on dans un communiqué de l’Association des commissions scolaires de l’Abitibi-Témiscamingue (ACSAT). 

«Je tiens à interpeller nos élus caquistes régionaux qui ont le devoir de parler en notre nom et qui semblent, pour l’instant, tenir la ligne de parti malgré le nombre d’appuis que nous avons reçus, notamment des chambres de commerce, des maires, des préfets et de trois comités de parents de l’Abitibi-Témiscamingue», souligne Daniel Camden. 

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