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13 février 2020

Marc-André Gemme - magemme@lexismedia.ca

Nouvelles très floues sur le projet de Maison des aînés

Personne au gouvernement ne semble en mesure de détailler l’annonce de 32 places en hébergement

maison des aînés maison alternative

©Photo gouvernement du Québec

Alors que 32 places pour les aînés de l’Abitibi-Témiscamingue devraient être créées dans des «maisons alternatives», non seulement le concept de «Maison des aînés» cher à la CAQ semble avoir été escamoté par le gouvernement Legault, mais il est impossible d’obtenir plus de détails. 

Dans la matinée du 13 février, le bureau du ministre régional, Pierre Dufour, a fait parvenir aux médias un communiqué relatant une annonce de la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, Marguerite Blais, comme quoi 32 places seront créées dans des «maisons alternatives» en Abitibi-Témiscamingue. 

Ces places, précise-t-on, accueilleront «une clientèle adulte ayant des besoins spécifiques». La transformation du milieu d’hébergement, mentionne-t-on, «permettra d’offrir aux résidents des milieux de vie modernes, plus fonctionnels et, surtout, à dimension humaine et centrés sur leurs besoins, qui se rapprochent davantage de ce qu’ils avaient à domicile». 

Qu’est devenue la Maison des aînés? 

Or, outre quelques citations rhétoriques des deux ministres, aucune précision n’est donnée quant à la localisation de ces 32 places. De plus, bien que le concept de «maison alternative» ressemble en tous points au projet de Maison des aînés présenté à la population de Palmarolle à la fin de novembre 2018, aucune mention n’en est faite dans le communiqué. De plus, le terme «Maison des aînés» n’apparaît nulle part. 

Rappelons que le 30 janvier 2019, la direction du CISSSAT avait promis une Maison des aînés à Palmarolle et que cette nouvelle institution compterait 24 chambres, un condo familial ainsi que des espaces réservés à un centre de jour et à des activités communautaires. 

De la maison alternative à la maison des fous 

Afin d’obtenir des informations plus détaillées, Le Citoyen a communiqué avec la direction du CISSSAT. «Comme la confirmation du nombre de places créées en maisons alternatives est très récente, le CISSS n’accordera pas d’entrevue sur le sujet aujourd’hui», nous a-t-on répondu. 

Le Citoyen a ensuite contacté le bureau du Pierre Dufour. L’adjointe administrative Sandra Fortin nous a référés à son attaché de presse, Carl Charest. Ce dernier a alors indiqué que les entrevues seraient données par le ministère de la Famille. 

Contacté à son tour, le ministère de la Famille a fait savoir que ce dossier ne le concernait pas et qu’il valait mieux communiquer avec le cabinet de la ministre Marguerite Blais. Or, Le Citoyen avait déjà discuté avec l’attachée de presse de la ministre, Marjaurie Côté-Boileau. «Comme c’est une annonce régionale, on réfère les gens au ministre régional, Pierre Dufour, a expliqué Mme Côté-Boileau. La ministre elle-même ne pourra pas aller dans les détails, outre le nombre de places par région.» 

Toujours pas de réponse 

La question de l’avenir du projet de Maison des aînés de Palmarolle demeure donc toujours sans réponse, même de la part de la ministre responsable des Aînés et des Proches aidants, tout comme où seront ouvertes les 32 places. Éventuellement, Carl Charest a recontacté Le Citoyen pour s’excuser du va-et-vient entre les différents ministères et nous a promis un retour d’appel du ministre Pierre Dufour. À la fin de la journée du 13 février, nous attendions toujours l’appel. 

 

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