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18 février 2020

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Les employeurs plus réticents à stimuler la persévérance scolaire

La pénurie de main-d’œuvre fragilise la mise en place de conditions favorables pour que les jeunes terminent leurs études

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©Archives - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

Alors que les adolescents sont de plus en plus nombreux à combiner travail et études, la pénurie de main-d’œuvre que vit la région rend les employeurs plus réticents à inciter leurs employés étudiants à compléter leur parcours académique.

Bien que de nombreuses entreprises soutiennent accorder une grande importance à la réussite scolaire des étudiants qu’elles emploient, la pénurie de main-d’œuvre les incite beaucoup moins facilement à les encourager à persévérer à l’école.

C’est le principal constat qui ressort d’une enquête réalisée par la firme de sondage Léger pour le compte du Réseau québécois pour la réussite éducative (RQRE), dans lequel l’Abitibi-Témiscamingue est représentée par l’organisme Action Réussite. Pas moins de 1000 responsables de PME à travers le Québec ont été contactés par téléphone, du 18 novembre au 13 décembre 2019.

Le sondage rapporte ainsi que 69 % des répondants sont conscients de l’importance à accorder à la réussite scolaire de leurs employés étudiants. Par contre, seulement 29 % encouragent régulièrement ces jeunes à terminer leurs études. Et lorsqu’on ne tient compte que des régions éloignées, comme l’Abitibi-Témiscamingue, la pénurie de main-d’œuvre exerce une telle pression sur les entreprises que cette proportion descend à 22 % des répondants.

«La situation de rareté de la main-d’œuvre fragilise la mise en place de conditions favorables à la réussite éducative des jeunes travailleurs encore aux études, a signalé le président d’Action Réussite, Yannick Roy, par voie de communiqué. Nous souhaitons poursuivre les efforts de sensibilisation et d’accompagnement déjà entamés afin que les employeurs posent davantage de gestes concrets.»

Solutions

D’ailleurs, sur une note plus encourageante, de 74 à 86 % des répondants qui ont déclaré poser peu ou pas de gestes pour stimuler les employés étudiants à terminer leur parcours académique ont déclaré souhaiter pouvoir le faire davantage à l’avenir.

Parmi les avenues proposées par ses organismes membres, le RQRE suggère notamment aux employeurs de rembourser une partie de ses frais de scolarité lorsqu’un étudiant employé poursuit ses études, de discuter avec celui-ci de ses aspirations professionnelles, d’offrir une flexibilité dans l’horaire de travail ou encore d’implanter un système de bourses de persévérance.

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