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20 février 2020

Lucie Charest - lcharest@lexismedia.ca

Une seconde vie pour «Une fois de trop»

Huit ans après son lancement, le populaire roman jeunesse est réédité

Amy Lachapelle

©Gracieuseté

Déjà percutant lors de son lancement, voilà huit ans, le roman d’Amy Lachapelle «Une fois de trop», qui traite de l’alcool au volant chez les jeunes, vient d’être réédité. Cela a été un heureux prétexte pour le mettre à jour sous le signe de la maturité acquise par l’auteure témiscamienne.

«Il y avait des petits détails qui se devaient d’être mis à jour, entre autres l’usage des téléphones, a indiqué l’auteure, qui a dépassé le cap des 40 titres publiés. Le ton a un peu changé, l’écriture a été peaufinée, mais le cœur du récit demeure le même.»

Lecture obligatoire

Depuis sa sortie, «Une fois de trop» a fait partie d’ateliers de discussion dans certaines écoles, tandis qu’il fait aussi partie des lectures obligatoires dans d’autres. Il a même été adapté en mise en lecture sur scène par les Productions du Mécène, qui l’ont présenté dans plusieurs écoles secondaires de l’Abitibi-Témiscamingue.

«C’est un livre qui avait super bien fonctionné, s’est réjouie Amy Lachapelle. Il se vend encore en librairie. On me demande encore de participer à des ateliers. Des écoles en commandent encore. Comme nous achevions d’écouler les 2500 exemplaires de la première édition, avec mon adjointe à l’édition, nous l’avons relu. J’ai eu le goût de replonger dedans, même si la première édition vit super bien par elle-même.»

«Le ton a un peu changé, l’écriture a été peaufinée, mais le cœur du récit demeure le même» - Amy Lachapelle

Français international

Fait intéressant, l’auteure a profité de cette mise à jour pour réécrire ce livre, dont elle est la plus fière, dans un langage se rapprochant le plus près possible du français international.

«Un peu plus français international, un peu moins joual, a-t-elle relaté. Oui, il y avait aussi une certaine volonté de permettre à ce livre de franchir les frontières. Nous participons à des foires internationales du livre. Ce roman fait partie de ce qu’on propose. Alors, pourquoi ne pas lui donner une chance de plus?»

Faire œuvre utile

Ceux qui ont côtoyé Amy Lachapelle savent qu’elle ne se sent pas investie d’une mission en tant qu’auteure. Toutefois, avec un livre comme «Une fois de trop», force est d’admettre que son titre suscite la réflexion chez plusieurs lecteurs. Des confidences et des messages reçus en témoignent.

«Je ne pense pas changer le monde grâce à ce livre, a-t-elle admis. Par contre, quand un jeune me dit qu’il s’est reconnu, qu’il ne voit plus les choses de la même façon, je crois que c’est gagné, si mon roman a servi à provoquer une réflexion. Souvent, je rencontre les jeunes une fois qu’ils ont lu le livre. Ils s’y reconnaissent, ils s’identifient aux personnages principaux. Si cela leur permet d’y penser à deux fois avant de prendre une décision qui pourrait changer le cours de leur vie, c’est bien tant mieux. En ce sens il était important de le rééditer et lui donner une seconde vie.»

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