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04 mars 2020

Anne Blondin - ablondin@lexismedia.ca

Devoir s’adapter aux changements climatiques

Mine Raglan doit prévoir l’imprévisible

AB-VMVP-RaglanClimat

©Photo Mine Raglan

Pour faire face aux changements climatiques qui affectent le pergélisol, Mine Raglan a dû revoir sa stratégie de gestion de ses déchets miniers.

Les changements environnementaux qui touchent toute la planète ont également un impact dans l’industrie minière. Si, pour l’instant, Glencore Canada Mine Raglan est peu touchée pour le phénomène, il faut prévoir ce qui pourrait se passer dans l’avenir.

Le vice-président de Mine Raglan, Pierre Barrette, a confié que les changements climatiques affectent encore peu les activités de la mine pour l’instant même si les activités minières se font au 62e parallèle, près de la communauté inuite de Salluit, à l’extrême nord du Québec.

«Par contre, nous avons connu des hivers encore plus rigoureux que ce que nous avons déjà vu par le passé. Même les gens des communautés qui nous entourent ont fait ce constat», a-t-il précisé.

Si les conséquences des changements climatiques ne se font pas encore sentir en ce moment, Mine Raglan doit ajuster ses prévisions pour le futur. Le volet qui est particulièrement touché est la gestion des résidus miniers. La société a dû revoir sa stratégie. «Nous travaillons dans un environnement très fragile et la gestion durable est prise au sérieux par notre équipe», a ajouté M. Barrette.

«Avec les changements climatiques, on ne peut plus se fier à la pérennité du pergélisol dans 100 ans» - Pierre Barrette

Gestion des résidus

Au départ, le projet de Mine Raglan consistait à profiter du pergélisol pour geler les résidus miniers à tout jamais afin de s’assurer de leur stabilité. Contrairement aux parcs à résidus miniers de l’Abitibi-Témiscamingue, ceux de la mine Raglan sont solides.

«Nous avions prévu entreposer nos résidus selon un design calculé et reproduire la topographie de secteur, a expliqué Pierre Barrette. Par la suite, nous voulions remettre un couvert par-dessus pour permettre au pergélisol de grimper et geler. Avec les changements climatiques, on ne peut plus se fier à la pérennité du pergélisol: dans 100 ans, on ne sait pas de quoi ça va avoir l’air.»

Pour Pierre Barrette il est donc important de planifier à long terme et même très long terme toute la question des résidus. «Quand on parle de la fermeture de la mine et de la réclamation, il faut penser dans un horizon de 1000 ans et plus. Comme on ne peut garantir le procédé que nous avions imaginé, il faut revoir le design pour s’assurer que les résidus soient stables, qu’il y ait du pergélisol au non», a-t-il fait savoir.

Mine Raglan a fait appel à des scientifiques pour développer cette nouvelle stratégie et travaille en collaboration avec l’UQAT.

Commentaires

10 mars 2020

MICHEL SIRARD

La logique serait de débuter immédiatement le creusage de grande fosse dans le roc sous le mètre de surface déjà fracturé pour obtenir le granulaire requis qui servira à construire des digues de rocs scellés pour encercler les amoncellements de résidus actuels et assez haute pour contenir le tout au cas de dégel des résidus. Un fossé extérieur de contour serait requis pour canaliser un suintement vers la fosse de récupération pour traitement à l'usine. Ces fosses seraient les nouveaux sites déposition de résidus qui seraient remplis jusqu'au niveau du sol naturel et qui serait caper ensuite pour passer à une seconde fosse. Ces fosses seraient creusées assez profondément et assez grande pour contenir plusieurs années de déposition afin de cesser l'ancienne méthode d'amoncellement. Les fosses remplies au maximum au niveau du sol ne pourraient s'effondrer même sans pergélisol. Celles ci seraient capées pour être étanche.

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