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05 mars 2020

Anne Blondin - ablondin@lexismedia.ca

GNL-Québec perd un investisseur majeur

Les audiences du BAPE n'auront lieu qu'à Chicoutimi

Gazoduq banderole Abitibi Rouyn-Noranda manifestation

©Ginette Larose

GNL-Québec, a perdu un investisseur important pour son projet de Gazoduq. L’investisseur en question se serait retiré en raison des blocus autochtones et du climat politique au Canada.

Le Journal de Montréal a révélé le jeudi 5 mars que GNL-Québec, entreprise qui chapeaute le projet de Gazoduq en région, a perdu un important investisseur au cours des derniers jours.

: Le nom de l’investisseur en question n’est jamais mentionné, mais celui-ci aurait retiré son appui à GNL-Québec en raison des blocus autochtones des dernières semaines et le contexte politique général au Canada selon les informations du journaliste Jean Houle.

GNL-Québec a par ailleurs confirmé l’information publiée par le Journal de Montréal par voie de communiqué.

«Nous confirmons qu’un investisseur potentiel, qui était disposé à investir des sommes très importantes au Québec à long terme dans notre projet, s’est retiré à la dernière heure. Dans ce contexte, nous croyons donc important de prendre un pas de recul et de réévaluer nos priorités à court terme, ce qui n’enlève rien à la viabilité du projet. Nos investisseurs initiaux sont toujours présents et restent favorables à sa poursuite», est-il indiqué dans le communiqué que GNL-Québec a fait parvenir aux médias dans la matinée du 5 mars.

GNL-Québec y indique également qu’elle poursuit ses démarches de financement auprès d’autres investisseurs afin d’aller de l’avant avec le projet Gazoduq.

«Nos investisseurs initiaux sont toujours présents et restent favorables à sa poursuite» -GNL-Québec

Un BAPE à Chicoutimi

Par ailleurs, le journaliste du Devoir Alexandre Shields, a également dévoilé le 5 mars que la commission du BAPE allait tenir des audiences publiques seulement à Chicoutimi, même si des demandes avaient été formulées pour que des audiences publiques aient lieu également à Montréal et à Québec.

Dans sa réponse rendue publique le 4 mars, le président du BAPE, Philippe Bourke, soutient que sa décision de tenir des audiences qu’à Chicoutimi respecte les règles de procédure puisqu’e la commission est dans l’obligation de tenir des séances publiques dans la région où le projet est susceptible d’être réalisé. Puisque la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean est la plus touchée par le projet, il est donc naturel que les audiences aient lieu à cet endroit.

M. Bourke a également rappelé que toutes les informations relatives aux audiences publiques sont accessibles sur le site web du BAPE et qu’il est possible d’écouter les audiences grâce à la webdiffusion en direct. De plus, des questions peuvent être transmises par courrier électronique. Il a aussi assuré que les mémoires qui seront déposées sans qu’il y ait de présentations orales seront autant considérés.

La première partie des audiences publiques auront donc lieu à l’hôtel Le Montagnais de Chicoutimi du 16 au 18 mars.

Président contesté

Ce n’est pas la première décision qui est contestée à propos de ce BAPE. Au cours des derniers jours, la nomination de Denis Bergeron à titre de président de cette commission avait fait sourciller plusieurs personnes. En effet, Le Devoir rapporte que M. Bergeron «a travaillé pendant 16 ans comme ‟consultant” pour la principale association d’entreprises pétrochimiques impliquées dans le développement de projets d’exploitation et de commercialisation de gaz naturel au Canada», peut-on lire dans l’article du 5 mars.

Il sera appuyé par Laurent Pilotto qui a travaillé à la Régie de l’Énergie pendant de nombreuses, notamment dans le secteur du gaz naturel.

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