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09 mars 2020

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Garry Parke atteint le cap des 100 victoires

Le 6e entraîneur à accomplir cet exploit avec les Citadelles

Garry Parke Citadelles Rouyn-Noranda

©Jean-François Vachon - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

L’entraîneur-chef des Citadelles Garry Parke a remporté sa 100e victoire comme pilote de l’organisation midget espoir il y a quelques semaines.

L’entraîneur-chef des Citadelles Garry Parke a remporté, au cours des dernières semaines, sa 100e victoire en carrière à titre de pilote de la formation midget espoir. Il devient le 6e entraîneur à réussir cet exploit à la barre des Citadelles de Rouyn-Noranda.

Il rejoint ainsi son père, André, son frère, Danny, ainsi qu’André Racicot, Gilles St-Jacques et Martin Paquette dans ce célèbre clan de l’équipe fondée en 1964. 

«J’ai fait ça en équipe, avec mes entraîneurs adjoints et mes joueurs. L’organisation m’a toujours donné tous les outils possibles pour développer les jeunes», a souligné l’entraîneur. 

En poste depuis 6 ans, Garry Parke avait été auparavant adjoint avec les Huskies de Rouyn-Noranda. Il a continué de s’impliquer, de temps à autre, avec l’organisation. «J’ai pu vivre des choses comme entraîneur adjoint avec les Huskies. J’ai côtoyé des gars comme André Tourigny, Mario Duhamel, Gilles Bouchard et Mario Pouliot», a-t-il évoqué. 

«Je crois que les jeunes que j’ai côtoyés m’ont rendu un meilleur coach» - Garry Parke

Affaire de famille 

Avec les Citadelles, le pilote a toujours pu compter sur l’appui de son président, Laurent «Pit» Laflamme et de son groupe de directeurs. «C’est rassurant d’avoir un président comme Pit. Il est toujours derrière toi. Il vient trois fois par jour à l’aréna pour s’assurer que tout est correct. Les directeurs font aussi tout en leurs pouvoirs pour permettre de réduire les coûts pour les jeunes. Avec les Citadelles, on se sent vraiment appuyé. On n’avance pas tout seul», a évoqué Garry Parke. 

«Les Citadelles, c’est une affaire de famille. On prend soin de nos joueurs comme s’ils étaient nos gars», a-t-il ajouté. 

Le dirigeant met aussi beaucoup d’heures, autant pour la préparation des entraînements que pour les sessions vidéos. «Le hockey a beaucoup avancé. Et il continue de changer chaque jour. Je regarde des choses autant sur le site de la LNH, que sur Instagram ou Twitter. Je mets peut-être beaucoup plus d’heures, mais c’est ce qu’on doit faire pour rester à jour», a-t-il soutenu. 

Un privilège 

Au cours des dernières années, Garry Parke a vu quelques-uns de ses protégés atteindre la LHJMQ alors que d’autres ont évolué autant dans le junior AAA, dans le circuit collégial ou dans d’autres ligues. Israel Mianscum et Xavier Bouchard furent deux des talents exceptionnels qu’il a pu entraîner. «Israel est arrivé ici en ayant eu une saison correcte dans le bantam. Il a sorti de sa coquille avec nous. Quand il est arrivé, on lui a fait comprendre les erreurs qu’il faisait et ce qu’il devait faire pour les corriger. Il a embarqué et ça l’a mené là où il est aujourd’hui. Xavier est arrivé ici et a fait partie de la famille tout de suite. On avait un plan avec lui pour qu’il se développe», a-t-il expliqué. 

Un joueur a cependant une place particulière quand on parle de passion et d’éthique de travail: le gardien Mathieu Marquis qui a réussi à percer dans la LHJMQ sur le tard. «Il a travaillé dur pour réussir. Je crois que c’est le gardien des Citadelles qui a gagné le plus de matchs à lui tout seul. C’était un leader par l’exemple. Dans les pratiques, il voulait tout arrêter. Il fallait lui dire de se calmer. C’était tout un passionné de hockey», a confié l’entraîneur des Citadelles. 

Famille de pension et Coupe Memorial 

Dans la dernière année, Garry Parke a été appelé à œuvrer derrière le banc des Huskies dans leur conquête de la Coupe du Président et de la Coupe Memorial. «J’ai été chanceux de voir tout ce qui s’est passé. De voir à quel point des gars comme Noah Dobson et Samuel Harvey étaient des professionnels», a-t-il évoqué. 

Il a aussi été la famille de pension de l’attaquant des Sharks de San Jose, Timo Meier, et de Francis Beauvillier. «Je leur parle encore. On a de vraies conversations de hockey. Quand tu vois ce qu’ils font, tu comprends à quel point c’est difficile de se rendre à leur niveau», a-t-il mentionné. 

Garry Parke se rappelle qu’empêcher Timo Meier de sauter sur une glace, lors de journées de congé, était presque impossible. «Timo, je devais m’occuper de lui pour ne pas qu’il prenne ses patins. Des fois, il les ramassait et il allait à la patinoire proche de chez nous. Tu comprends pourquoi il est rendu au niveau qu’il est. C’est la même chose avec des gars comme Dobson, Bibeau, Teasdale, Harvey-Pinard. J’ai eu une chance incroyable de les côtoyer», a-t-il confié. 

Toutes ses rencontres ont aussi été importantes pour l’entraîneur. «Je crois que les jeunes que j’ai côtoyés m’ont rendu un meilleur coach. Dans le sens où ils te font réfléchir. Ils sont passés par là. Ils ont une opinion. Ils vont te dire ce qu’ils ont moins aimé. Quand tu fais du hockey, tu as des fois tellement le nez collé dedans que ça fait du bien d’avoir ce recul. Ces discussions m’ont permis de me donner des lignes de conduite et d’avoir un bagage d’expérience extraordinaire», a-t-il fait valoir. 

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