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14 mars 2020

Jean-François Vachon - jfvachon@lexismedia.ca

Gino Bouleau, un documentaire humain

Le court-métrage voyage de festival en festival

Gino Bouleau

©Gracieuseté

Le film Gino Bouleau de Danick Audet et Annie-Claude Caron a fait la tournée des festivals au cours des derniers mois raflant quelques prix au passage.

Le court-métrage des Rouynorandiens Danick Audet et Annie-Claude Caron «Gino Bouleau« a beaucoup voyagé au cours des dernières semaines. Le film a mérité le prix Pierre-Falardeau au Gala Prends ça court ! des Rendez-vous Québec Cinéma avant d’être présenté au Festival Regard.

«On l’a tourné à deux avec Gino pendant deux semaines. On ne s’attendait pas du tout à cette réception. C’est notre premier film et de le voir faire autant de festivals, on est très heureux. On ne pensait pas vraiment le voir faire le tour du Québec et la réponse du public est vraiment très positive», ont mentionné les créateurs.

«Beaucoup de gens nous disent qu’il aurait aimé un film plus long. Il en prendrait plus. Ça veut dire qu’on a réussi quelque chose» - Danick Audet et Annie-Claude Caron

Le film réalisé par les deux Rouynorandiens a énormément voyagé depuis qu’il a été tourné. «Le film a fait les Rendez-vous du cinéma québécois, le festival Regard et plusieurs autres festivals à travers le Québec depuis sa présentation au Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue», ont indiqué Danick Audet et Annie-Claude Caron.

Une histoire humaine

Le film porte sur Gino Bouleau, un homme séropositif qui demeure au milieu d’une forêt où il travaille à faire du bois de poêle à la main en profitant de la trappe et de la nature. «À la base, c’est le frère de ma tante par alliance. On le voyait dans les rencontres familiales. Je voyais qu’il y avait quelque chose à raconter», a expliqué Danick Audet.

Si le film mentionne que l’homme a contracté le VIH, il ne s’agit pas du fait central de ce documentaire. «C’est un peu comme ça qu’on voulait l’aborder aussi. On ne voulait pas que ce soit le sujet principal, mais on voulait le mentionner. Par ce film, je pense qu’on réussit à briser des barrières», a soutenu Annie-Claude Caron.

L’homme s’est notamment déplacé à Rouyn-Noranda afin de visionner le film durant sa projection au Festival du cinéma international en Abitibi-Témiscamingue où les festivaliers ont réservé une salve d’applaudissements qui l’ont ému. «Au Festival, c’était la première fois qu’il le voyait. Il a été très touché par le portrait qu’on a tiré. On est surtout heureux parce qu’il s’est ouvert à nous. Ça rendait le documentaire vrai», ont mentionné les cinéastes.

D’autres projets

Les deux cinéastes ont d’autres projets sur la table. «En ce moment, on travaille à développer un projet un peu plus long autour de Gino», ont-ils confié.

Notons qu’ils ont aussi reçu une bourse de la Société de développement des entreprises culturelles (SODEC) pour le projet Chat mort, un court-métrage de fiction.

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