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17 mars 2020

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Sept ans de pénitencier pour sept ans d’agressions sexuelles

Réal Paul déclaré délinquant sexuel à vie

Réal Paul

©Photo Le Citoyen – Marc-André Gemme

Réal Paul a été condamné à sept ans de pénitencier. Compte tenu de sa détention préventive, il lui reste un peu moins de six ans et demi à purger derrière les barreaux.

Réal Paul, qui avait plaidé coupable, le 15 janvier, à huit chefs d’agression sexuelle sur une personne d’âge mineur, a été condamné à sept ans de pénitencier.

La sentence a été rendue le 16 mars au Palais de justice de La Sarre par la juge Denise Descoteaux. Celle-ci a accepté la proposition de la procureure de la Couronne, Me Annie Sills-Massicotte, qui avait recommandé une peine de sept ans d’emprisonnement, soit deux de plus que la peine minimale dans ce genre de dossier.

Compte tenu du temps que Paul avait passé en détention préventive depuis sa deuxième comparution, en septembre 2019 (la première, en février 2019, s’était déroulée en l’absence d’un avocat), il lui reste ainsi 2306 jours à purger en prison, soit un peu moins de six ans et demi.

Représenté par Me Daniel Brière-Desfossés, Réal Paul a également été inscrit à vie au Registre national des délinquants sexuels, a dû fournir un échantillon de son ADN et devra respecter une interdiction, pendant 10 ans, de se trouver à moins de 2 km de la résidence de la victime.

De plus, il lui sera interdit, pour les 10 prochaines années, de se trouver dans un lieu public où il pourrait être en présence de personnes âgées de moins de 16 ans, d’occuper un emploi ou un poste bénévole qui le placerait en relation de confiance ou d’autorité envers des personnes âgées de moins de 16 ans, d’avoir des contacts avec toute personne âgée de moins de 16 ans et d’utiliser Internet ou tout autre réseau numérique.

Enfin, il lui sera interdit de posséder tout type d’arme pendant une période de 10 ans.

Près de 80 gestes pendant 7 ans

Rappelons que le 15 janvier, Réal Paul a reconnu avoir posé près de 80 gestes à caractère sexuel sur une victime âgé de moins de 16 ans à l’époque des faits, et ce, pendant près de sept ans. Une ordonnance de non-publication de la Cour empêche la divulgation de toute information permettant d’identifier la victime.

Les gestes, qui ont débuté alors que la victime était âgée de moins de 10 ans, consistaient principalement en fellations et en pénétrations digitales. Lors de l’exposé des faits, il a été révélé que Réal Paul avait aussi tenté à plusieurs reprises d’avoir des relations sexuelles complètes, mais sans succès.

Absence de remords

Le rapport présentenciel et l’évaluation psychosexuelle de l’accusé, produits le 15 janvier, ont conclu que Paul éprouve un manque flagrant de remords, qu’il démontre peu d’empathie envers sa victime et qu’il serait incapable de comprendre les conséquences de ses gestes sur celle-ci, ayant sexualisé des comportements anodins de sa part.

Même après avoir plaidé coupable, Réal Paul avait d’ailleurs maintenu que la victime était consentante et avait assuré que si cette dernière lui avait dit non, il aurait cessé ses agissements envers elle. De plus, lorsque la juge Denise Descoteaux avait lu la déclaration de la victime, le 15 janvier, Paul avait refusé de l’entendre.

Quant à la victime, celle-ci vivrait aujourd’hui avec des cauchemars constants, des difficultés de concentration et plusieurs autres troubles liés directement aux abus. La procureure de la Couronne n’avait d’ailleurs pas hésité, le 15 janvier, à faire valoir qu’elle était «hypothéquée à vie».

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