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06 avril 2020

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Arsenic à la Horne: résultats décevants en 2019

Au lieu de baisser, le taux annuel moyen a grimpé de 32 ng/m3

Fonderie_Horne_arriere

©Patrick Rodrigue - Le Citoyen Rouyn - La Sarre

En dépit d’efforts supplémentaires déployés vers la fin de l’année, le bilan 2019 des mesures d’arsenic à la station légale du ministère de l’Environnement a démontré que la Fonderie Horne a émis en moyenne 32 ng/m3 de plus qu’en 2018.

Alors qu’elle vise toujours à améliorer son bilan lié à l’arsenic, la Fonderie Horne a plutôt enregistré une hausse annuelle moyenne de ses émissions en 2019. Celles-ci sont passées à 130 ng/m3, alors qu’elles étaient de 98 ng/m3 en 2018.

Ces données ont été publiées dans le rapport annuel que la Fonderie Horne a déposé le 1er avril au ministère de l’Environnement dans le cadre de sa 2e autorisation d’assainissement. Bien que ce taux annuel moyen, enregistré à la station légale du ministère de l’Environnement, demeure en deçà de la limite de 200 ng/m3 autorisée par ce même ministère, il demeure très préoccupant, surtout en regard de l’objectif souhaité d’éventuellement l’abaisser à 3 ng/m3.

«Nos attentes étaient beaucoup plus élevées au vu des efforts qui ont été déployés au cours de la dernière année, a reconnu la Fonderie Horne, par voie de communiqué. Ce résultat vient démontrer qu’il reste encore du travail à faire et renforce notre volonté à poursuivre la mise en place de projets visant la réduction des émissions atmosphériques.»

À cause des opérations et… du vent

Cette hausse s’expliquerait notamment par certains problèmes liés aux opérations. La Fonderie Horne a cependant précisé que ceux-ci avaient été rapidement décelés et corrigés grâce à un procédé de suivi ciblé et systématique.

Plusieurs facteurs influencent cependant la variation des valeurs d’une année à l’autre, voire à l’intérieur d’une même année, a signalé la Fonderie Horne. Ainsi, en 2018, année où le taux annuel moyen avait été de 98 ng/m3, on avait quand même obtenu une valeur de 1040 ng/m3 – soit dix fois plus – lors d’une seule et même journée. «Nos analyses ont démontré que la provenance et la fréquence des vents en 2019 avaient eu une incidence particulière sur les taux mesurés à la station légale», a précisé la Fonderie Horne.

Données encourageantes depuis le début de 2020

Le directeur général de la Fonderie Horne, Yves Brouillette, a par ailleurs souligné que les projets d’amélioration de la qualité de l’air mis en œuvre vers la fin de l’année 2019 donnaient déjà de bons résultats, alors que les émissions d’arsenic enregistrées à la station légale du ministère de l’Environnement auraient diminué d’environ 30 % depuis le début de 2020.

«Les résultats actuels indiquent aussi que la réduction observée est plus importante lorsqu’on s’éloigne de l’usine. Les données obtenues sur l’ensemble de notre réseau de suivi nous rendent optimistes pour la suite des choses malgré l’ampleur du défi qui se dresse devant nous» - Yves Brouillette

L’apparente amélioration notée depuis le début de l’année serait due, entre autres, aux modifications apportées dans le secteur des fours à anodes, à l’optimisation de la hotte de la roue de coulée et à l’ajout d’un nouveau conduit vers le système de collecte des poussières.

Le projet-pilote Velox, qui doit éventuellement mener à la modernisation des vaisseaux métallurgiques et dont la mise en expérimentation est prévue en 2020, pourrait aussi, planifie la Fonderie Horne, déboucher sur une réduction supplémentaire des émissions atmosphériques.

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