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07 avril 2020

Patrick Rodrigue - prodrigue@lexismedia.ca

Des entrepreneurs s’unissent contre une concurrence jugée déloyale

Ils espèrent obtenir du gouvernement Legault une modification aux règles des fermetures imposées

Norea_Foyers_Abitibi

©Gracieuseté

Jacques Gagné, propriétaire de Noréa Foyers Abitibi à Rouyn-Noranda, considère que dans le contexte actuel des fermetures forcées, les grandes surfaces qui demeurent ouvertes et qui continuent à vendre de tout et non uniquement des produits de première nécessité livrent une concurrence déloyale aux petits commerces comme le sien.

Fatigués de la concurrence jugée déloyale par les grandes surfaces qui demeurent ouvertes en ce temps de crise sanitaire et craignant même, chez certains, pour leur avenir, plusieurs entrepreneurs de la région se sont unis pour réclamer du gouvernement Legault une modification aux règles sévères qui leur sont imposées.

Douze heures à peine après sa création, dans la soirée du 6 avril, le groupe Facebook «Entrepreneurs contre la concurrence déloyale» comptait déjà plus de 350 membres. L’objectif visé par ce groupe consiste à amasser une masse critique de témoignages afin de faire pression sur le gouvernement Legault pour qu’il modifie les règles très sévères auxquelles les petites entreprises sont assujetties en raison de la COVID-19.

Concurrence déloyale

«Depuis le 23 mars, tous les commerces jugés non essentiels sont fermés. Au début, c’était jusqu’au 13 avril. Là, on espère pouvoir rouvrir le 4 mai. Nous sommes prêts à faire ces sacrifices parce que c’est pour le bien de tous. Sauf que pendant ce temps, on voit les grandes surfaces comme Walmart et Canadian Tire continuer à vendre de tout, tandis que nous, nos inventaires ne baissent pas. On considère que c’est de la concurrence déloyale», a exposé Jacques Gagné, propriétaire de Noréa Foyers Abitibi, à Rouyn-Noranda, et administrateur du groupe Facebook.

«C’est très frustrant pour un petit commerçant comme moi de voir quelqu’un sortir du Walmart avec un barbecue, alors que plus personne n’a le droit de venir chez moi, a-t-il enchaîné, à titre d’exemple. Je pense aussi, par exemple, à Marine Lamy, qui ne peut plus vendre d’articles de pêche, alors que Canadian Tire, lui, le peut encore.»

Frustrations et risques de fermetures définitives

À lire les commentaires qui affluent déjà dans le groupe Facebook, la frustration est plus que palpable au sein des petites entreprises de la région. Chaque jour qui passe depuis la mise sur pause du Québec leur fait perdre des revenus – parfois considérables. Certaines redoutent même de ne pas être en mesure de s’en relever une fois la crise sanitaire terminée.

«Avec six semaines de fermeture imposée, je viens de perdre mon fonds de roulement, que j’avais mis des années à bâtir, a déploré M. Gagné. Je vais sans doute être capable de passer au travers, mais je plains ceux qui ont démarré il y a seulement un ou deux ans.»

«J’ai jasé dans mon entourage et je dirais que 30 % au moins des entrepreneurs pensent qu’ils vont devoir fermer pour de bon» - Jacques Gagné

Plus de souplesse… ou de rigidité

L’homme d’affaires estime que Québec pourrait faire preuve d’un peu de souplesse. Ou alors, à l’inverse, de plus de rigidité. «Une des solutions serait de limiter les grandes surfaces à certains produits: épicerie, plomberie, électricité, des trucs du genre. En les limitant aux biens essentiels, on serait tous sur un pied d’égalité», a proposé Jacques Gagné.

L’autre solution consisterait à autoriser tous les commerces à rouvrir leurs portes, mais avec de sévères restrictions de contrôle. «Dans un petit commerce, c’est très facile – même plus encore que dans une grande surface – de contrôler le nombre de clients dans l’établissement et de surveiller ce que chacun fait», a fait valoir le commerçant.

Commerce électronique et commandes téléphoniques

Quant au commerce électronique, M. Gagné demeure perplexe. Selon lui, cette option peut fonctionner dans certains cas, mais reste difficilement applicable dans des commerces très spécialisés comme le sien.

«J’ai déjà essayé il y a quelques années, mais comme nous offrons trop d’options pour chaque modèle de foyer, de poêle et de barbecue, c’était trop compliqué à gérer. On a donc décidé de laisser tomber. En attendant, on propose nos produits dans des capsules vidéo, on prend les commandes par téléphone et on livre à domicile. Tant qu’il n’y a pas de contacts physiques, on est autorisés à le faire. Mais ça ne remplace jamais un contact de personne à personne», a-t-il indiqué.

Il émet des réserves similaires à l’endroit du Panier Bleu, l’initiative de commerce électronique déployée par le gouvernement en même temps qu’a été annoncé le prolongement des fermetures forcées. «Ce n’est pas une mauvaise idée, mais à date, ça semble plus vouloir être un répertoire de commerces qu’une vraie plateforme transactionnelle», a-t-il fait observer.

Importance de l’achat local

Jacques Gagné espère que son groupe Facebook saura rapidement toucher une corde sensible. «Le gouvernement n’arrête pas de dire qu’il va évaluer la question, mais il ne se passe rien de concret. Pourtant, le temps presse», a-t-il souligné.

L’homme d’affaires constate cependant un point positif à la crise de la COVID-19, alors que la notion de l’importance à accorder à l’achat local et régional prend de plus en plus d’ampleur. «Il y avait déjà une prise de conscience avant la crise, mais là, les gens se rendent compte qu’en engraissant les gros, c’est de l’argent qui quitte la région, a-t-il illustré. Le défi, ça va être de faire en sorte que les gens ne retombent pas dans leurs vieilles habitudes une fois la crise passée. Si on y arrive, ce sera ça de gagné.»

Commentaires

7 avril 2020

Joël Desgagné

Je suis entièrement d'accord avec toi. Je trouve cela bien injuste Je vous appui à 100%

7 avril 2020

Racicot Diane

Entièrement d'accord avec vous, il faut des règlements égales pour tous. C'est vrai qu'il y de l'injustice envers nos commerçants.

7 avril 2020

Suzie simard

Je t encourage à 100% à un moment donner ...faut que legeaut arrête de se mette la tête entre les jambes et qu il regarde autour de lui . Les gens le met sur un pieds d estale mais quand tu regarde l homme tu sait bien qu il ne vaut pas grand chose .

8 avril 2020

Stéphane Lacroix

100% en accord avec vous tous les entrepreneures local. Les magasin à grande surface doivent vendre les produits essentiels point à la ligne . Fermer les départements non nécessaires . Oui ça ce fait .

8 avril 2020

danyboy

Tres d'accord avec vous il doivent fermer le wal mart et canadiantire aussi le moins d'entreprise d'ouvert le mieux que ca va aller.

8 avril 2020

maurice t

a ce que je sache, Canadian Tire est opére par des propriétaires/franchisés locaux qui paie leurs taxes et impots chez nous a Rouyn pensez vous qu'Amazon retourne leurs profits et taxez d'affaire dans les coffres de la ville.

8 avril 2020

Carole

Je trouve que c',est injuste pour les petits ntrereneurs quand les grandes surfaces peuvent vendre tous c qu'ils ont en magasin sans restriction. Cette règle sert aux grande surface seulement

9 avril 2020

Bob

Monsieur Gagné aurait bien besoin d’un cours d’économie. C’est le moment d’en profiter pour s’instruire pendant les semaines qui viennent, au lieu de pleurer comme un petit bébé. De plus, il ose se plaindre alors qu’il reçoit encore des commandes et qu’il est autorisé à faire la livraison à domicile. Son petit nombril avait besoin d’attirer l’attention sur lui, on dirait. Chacun pour soi, c’est ça qu’il prône. J’éviterai son commerce à l’avenir...

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