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Justice

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06 mai 2020

Martin Guindon - mguindon@lexismedia.ca

Bresaw pète les plombs en plein tribunal

Coupable d'un triple meurtre à Amos

Justin John Bresaw

©gracieuseté – Bureau du shérif du comté de Leon

Justin John Bresaw a pété les plombs pendant son audience du 6 mai, présentée en visioconférence au Palais de justice d’Amos. Son comportement et son refus de collaborer ont entraîné son expulsion par le juge Étienne Parent, de la Cour supérieure.

Cette audience devait permettre à l'individu de 43 ans, reconnu coupable d’un triple meurtre il y a près d’un an, de confirmer au tribunal s’il avait trouvé un avocat pour le représenter. Après avoir déjà énoncé une première fois qu’il refusait de collaborer, il a finalement dit au juge qu’il n’avait trouvé aucun avocat. «Il y a 20 avocats qui m’ont dit non, que cette histoire est de la bullshit et qu’ils ne sont pas intéressés à me représenter», a-t-il déclaré.

Après avoir vulgairement invité le juge à mettre un terme à ce cirque et à le sortir de prison, il a tourné le dos au tribunal, lui qui était en visioconférence en direct d’une salle de l’établissement de détention d’Amos. Le juge Parent l’a menacé une première fois de l’expulser s’il ne se comportait pas correctement.

C’est alors que Bresaw a littéralement pété les plombs. «Vous me demandez à moi de bien me comporter? Cette affaire dure depuis un an. 366 jours. Et vous me dites de bien me comporter? Vous êtes un méchant malade, vous êtes fou. Sortez-moi de cette pièce, sortez-moi de prison!», s’est exclamé Bresaw.

Le juge Parent a exaucé le premier de ses deux souhaits et l’a expulsé du tribunal.

La suite en juin

Par la suite, le juge a annoncé que dans les circonstances et qu’en raison de la pandémie, il reportait le dossier au 17 juin. Il s’est dit insatisfait de la réponse de Bresaw quant à sa recherche d’un avocat. Il va étudier la possibilité de lui affecter un ami de la cour pour le conseiller et voir une dernière fois s’il souhaite présenter une défense de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux, comme le lui permet l’arrêt Swain.

Advenant qu’il refuse de présenter une défense, le juge Parent sera prêt à entendre les observations sur la peine de Me Geneviève Lamontagne, du ministère public, à moins que Bresaw ne demande du temps pour préparer ses représentations. Me Lamontagne a dit se préparer à toute éventualité.

Second procès

Rappelons que Justin Bresaw a été reconnu coupable du meurtre au second degré (sans préméditation) de Diane Duhaime, René Deschatelets et Jean-Guy Labelle à la 8e journée de son second procès, le 9 mai 2019. Les faits dans cette affaire remontent au 17 septembre 2012, à Amos.

Par la suite, son avocate de l’époque Me Julie Bolduc avait déclaré vouloir présenter une défense de non-responsabilité criminelle pour cause de troubles mentaux, comme le lui permet un arrêt de la Cour suprême. Toutefois, Bresaw n’a jamais voulu collaborer, continuant de clamer son innocence, au point où son avocate a fini par se désister en octobre dernier. Il a été incapable de la remplacer depuis. Son aptitude à subir son procès a été évaluée à plus d’une reprise. Chaque fois, s’appuyant sur les expertises psychiatriques préparées pour le tribunal, le juge a estimé qu’il pouvait poursuivre les procédures.

 

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